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 Gaullistes, néo-gaullistes et faux gaullistes

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Sébastien
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MessageSujet: Gaullistes, néo-gaullistes et faux gaullistes   Mer 13 Déc 2006 - 11:06

Gaullistes, néo-gaullistes et faux gaullistes


1) Les gaullistes (ou gaullistes orthodoxes)

Les gaullistes orthodoxes défendent les idéaux du général De Gaulle c'est à dire, l'indépendance nationale, les institutions et les valeurs exprimées par la Vème république (refus de la cohabitation, pouvoir exécutif fort, refus du parlementarisme, président au dessus des partis), la participation intégrale des salariés dans la vie de l'entreprise, la participation des citoyens aux grands desseins de la nation (référendums fréquents, élection du président au suffrage universel) et bien évidemment l'ordre républicain, moral et familial.

Les différents gaullismes existant se différencient essentiellement sur les questions économiques et sociales. C'est ainsi que même dans le gaullisme orthodoxe, nous trouvons deux tendances pourtant assez proches au point que personne ne les différencie vraiment et pourtant, historiquement, elles existent.

- Le gaullisme de gauche basé économiquement sur le socialisme. Les gaullistes de gauche sont historiquement issus des partis comme l'UDSR (Union Démocratique et Socialiste de la Résistance) voir même de la SFIO et du PC pour certains.

- Le gaullisme social (gaullisme de centre), basé sur le christianisme social ou la social-démocratie ainsi qu'une petite fraction social-libérale (Michel Debré) que l'on peut associer également à cette tendance.

Les gaullistes sociaux sont historiquement issus du MRP (surtout de son aile gauche) et du Parti Radical Comme Jacques Chaban-Delmas ou Michel Debré.
Le gaullisme social est sans doute la branche la plus proche des origines politiques du général De Gaulle, qui rappelons le, était issu de la démocratie chrétienne avant la guerre.

Gaullistes orthodoxes connus (vivants): Philippe Séguin, Pierre Lefranc, Pierre Maillard, Jean Charbonnel.

PS : Si le gaullisme et la démocratie chrétienne convergent dans le domaine économique et social ceux si divergent sur les questions européennes et institutionnelles.

Le gaullisme étant souverainiste et favorable à un pouvoir exécutif fort, la démocratie chrétienne favorable à une europe fédérale et au parlementarisme. Ce sont sur ces questions principalement que De Gaulle renia (si on peut dire) le MRP et fonda le RPF.


2) Les néo-gaullistes (gaullistes de droite)

Les néo-gaullistes souhaitent le maintien presque intégral de l'orthodoxie gaulliste dans les domaines fondamentaux de la politique institutionnelle et des grandes orientations de la politique extérieure et européennes mais en matière économique, le néo-gaullisme diffère du gaullisme par son souci de la liberté d'entreprise et du désengagement de l'État dans l'économie. Ils sont historiquement issus du CNI (Centre National des Indépendants et Paysans) ou du PRL (Parti Républicain de la Liberté).

Parmi le néo-gaullisme, il existe également 2 branches.

Une branche libérale qui souhaite laisser l'économie de marché se réguler par elle même et une branche conservatrice qui, tout en voulant le désengagement de l'Etat dans certains secteurs, continue d'intervenir dans d'autres domaines et surtout quand cela s'avère nécessère. Si ces conservateurs interviennent encore dans l'économie du pays, leur politique sociale est, elle, loin des mêmes inspirations que les gaullistes orthodoxes, qui quant à eux, souhaitent également placer l'homme au coeur des sujets .

Les néo-gaullistes n'acceptent que l'intéressement salarial et refusent la participation des salariés à la vie de leurs entreprises, système qu'ils considérent même comme l'instauration du bolchévisme dans le monde du travail.

Néo-gaullistes connus: Jacques Myard, Lionel Luca, Bernard Debré, Nicolas Dupont-Aignan, Charles Pasqua, Marie-France Garaud

Malheureusement pour eux les néo-gaullistes sont souvent mélangés avec le nom de personnes qui font, en fait, partie d'une troisième catégorie "Les faux gaullistes" !


3) Les faux gaullistes

-Tout en étant libéraux ou conservateurs, en étant partisans de l'Europe fédérale, en étant même atlantistes et communautaristes pour certains, en acceptant la cohabitation, en instaurant le quinquennat, en refusant de démissionner après un référendum négatif, en privatisant tout ce que l'Etat possède, en défendant les intérêts de leur parti avant ceux de la France et en détruisant les oeuvres politiques et sociales du général, certaines personnes ont tout de même le culot, surtout par manoeuvres pûrement électoralistes, de se réclamer du gaullisme.

-Attention certains anciens gaullistes de gauche ou sociaux, tel que Philippe Descharte, usent toujours de ce terme alors qu'hormis la participation, ils ont trahi tout ce qui pouvait faire d'eux des gaullistes. Ils soutiennent même la politique de Jacques Chirac, ce sont ce que j'ai appelé "les chiraquiens de gauche" !

Cette quatégorie est appelée par mes soins comme celle des usurpateurs.

-Lorsque vous demandez à ces personnes ce qu'est le gaullisme, ceux ci vous retorquent des phrases du genre "c'est le refus de la fatalité". A ce titre Arlette Laguiller peut sans doute,également, se réclamer du gaullisme !

Quelques noms de ces faux gaullistes: Jacques Chirac, Dominique de Villepin, Nicolas Sarkozy, Alain Juppé, Jean Louis Debré, Michèle Alliot-Marie.

-Depuis quelques temps, nous voyons émerger une autre catégorie de faux gaullistes. En fait ces personnalités ne se revendiquent pas personnellement du gaullisme, pour la simple et bonne raison qu'ils ont toujours combattu De Gaulle, mais leurs sympathisants n'hésitent plus, eux, à les déclarer comme les héritiers du général pour la seule et unique raison que ceux ci défendent la souveraineté nationale de la France. Comme si le gaullisme n'était basé que sur ça !

--------------------

Citation :
Présentation

gaullisme et néogaullisme, courant politique apparu en France au cours de la seconde moitié du xxe siècle et synthétisant trois composantes, le charisme d’un homme, le général de Gaulle, quelques principes relatifs aux institutions et à la politique extérieure, et un pragmatisme conduisant à l’adoption de décisions adaptées aux circonstances du moment et quelquefois inattendues.

Une distinction fondamentale s’impose entre le gaullisme d’avant le retrait de la vie politique du général de Gaulle (1969) et le gaullisme tel qu’il a pu évoluer ensuite, avec Georges Pompidou et Jacques Chirac (néogaullisme).


Le gaullisme du général de Gaulle

Le premier mouvement gaulliste, le Rassemblement du peuple français (RPF) est fondé le 14 avril 1947 et animé par le général de Gaulle lui-même. Il a pour but de « promouvoir et de faire triompher, par-dessus nos divisions, l’union de notre peuple dans l’effort de rénovation et de réforme de l’État ». Certains principes fondamentaux du gaullisme apparaissent déjà : la volonté de dépasser le clivage gauche-droite, la notion de peuple souverain, l’importance d’un État fort. Le RPF ne connaît cependant qu’une existence éphémère. En effet, la défection de certains des membres du parti conduit le général de Gaulle à mettre un terme à l’expérience du RPF en 1953.

Le gaullisme ne prend son véritable essor qu’à partir du retour au pouvoir du général de Gaulle en 1958. Quelques traits sont particulièrement caractéristiques de la pratique gaulliste du pouvoir. Le gaullisme se veut une idéologie de rassemblement où le pouvoir personnalisé doit être donné par le peuple. De Gaulle impose ainsi le suffrage universel direct pour l’élection du président de la République en 1962. En conséquence, le Parlement est considérablement affaibli pendant les onze années de pouvoir du général de Gaulle, qui utilise, en outre, le recours répété au référendum. De Gaulle est partisan d’un État fort qui dispose des moyens de se faire obéir.

À l’extérieur, de Gaulle fait de l’indépendance nationale un principe de son action et un objectif politique (retrait du commandement intégré de l’Organisation du traité de l’Atlantique Nord (OTAN) en juillet 1966, politique méfiante à l’égard de l’Organisation des Nations unies (ONU), soutien à certaines revendications séparatistes (« Vive le Québec libre », discours de Montréal, 24 juillet 1967), refus d’une Europe supranationale. Tous ces points ont permis d’établir une parenté entre le gaullisme et le bonapartisme.

Le gaullisme n’apparaît donc pas comme une pensée dogmatique mais plutôt comme une pratique tactique. De Gaulle fait preuve d’un pragmatisme certain en maintes circonstances. En Afrique noire, en 1960, il admet, contre ses opinions personnelles, l’indépendance des colonies. De même, en Afrique du Nord, il accepte en 1962 l’indépendance de l’Algérie.


Les néogaullismes

Le successeur de de Gaulle, le président de la République Georges Pompidou, maintient presque intégralement l’orthodoxie gaulliste dans les domaines fondamentaux de la politique institutionnelle et des grandes orientations de la politique extérieure. En matière économique, le pompidolisme diffère légèrement du gaullisme par son souci de la liberté d’entreprise et du désengagement de l’État.

La position de Jacques Chirac, incarnation de la droite gaulliste à partir de 1974, et jusqu’à nos jours, a évolué au cours des années. Le 5 décembre 1976, après sa démission du poste de Premier ministre de Valéry Giscard d’Estaing, Jacques Chirac crée un vaste parti gaulliste, le Rassemblement pour la République (RPR). Jusqu’en 1981, Jacques Chirac incarne les valeurs gaullistes en opposition au giscardisme, notamment en revalorisant le principe de l’expression directe du peuple et en réaffirmant l’impératif de la préservation des frontières extérieures. Le passage du RPR dans l’opposition en 1981 provoque l’adoption paradoxale par le parti de thèses libérales. En 1986, Jacques Chirac, nommé par François Mitterrand Premier ministre d’un gouvernement de cohabitation, illustre ces nouveaux choix par des mesures chargées d’une forte symbolique libérale : suppression de l’impôt sur les grandes fortunes, suppression de l’autorisation administrative de licenciement, privatisations et, par ailleurs, ralliement à la construction européenne.

À partir de 1993, et de façon très visible pendant la campagne pour l’élection présidentielle de 1995, un nouveau revirement vers les thèses néogaullistes s’amorce, marqué notamment par un bémol apporté au libéralisme triomphant et par l’esquisse d’un nouveau pacte social (issu du diagnostic d’une « fracture sociale »), apparemment plus proche du gaullisme des origines. Philippe Séguin, président du RPR de juin 1997 à avril 1999, et inspirateur de la campagne présidentielle de Jacques Chirac, semble à son tour prolonger cette orientation libérale-sociale au sein de son parti. Mais ce retour aux sources ne dure qu’un temps. Ainsi, sur le plan institutionnel, à la suite de la dissolution de l’Assemblée nationale par Jacques Chirac en 1997 et de la victoire de la gauche aux élections législatives, la mise en place d’une cohabitation ne correspond ni aux pratiques — démission du général de Gaulle désavoué par le suffrage universel en 1969 — ni aux théories gaullistes — nécessité d’un pouvoir exécutif fort.

L’évolution libérale et européenne du gaullisme favorise au final le rapprochement entre le RPR et les autres composantes de la droite, notamment Démocratie libérale (DL), et aboutit à la constitution de l’Union pour un mouvement populaire (UMP) en 2002. Le gaullisme n’est plus cité comme la référence de ce rassemblement formé autour de la personne du chef de l’État, Jacques Chirac, réélu en mai 2002 avec 82,14 p. 100 des voix face à Jean-Marie Le Pen.


Citation :
Le successeur de de Gaulle, le président de la République Georges Pompidou, maintient presque intégralement l’orthodoxie gaulliste dans les domaines fondamentaux de la politique institutionnelle et des grandes orientations de la politique extérieure. En matière économique, le pompidolisme diffère légèrement du gaullisme par son souci de la liberté d’entreprise et du désengagement de l’État.

Le seul désaccord avec ce texte est cette partie, en effet la Politique de Pompidou était assez différente du général et non légérement.

Pompidou a accepté l'entrée de l'Angleterre dans l'union, il a également été le premier à mentionner une monnaie européenne. Il fut le premier à défendre l'idée du quinquennat dans nos institutions.

Sa politique était plutôt interventionniste soit mais surtout très conservatrice raison pour laquelle il avait refusé à la fois la participation et la nouvelle société que prônait Chaban-Delmas.

N'oublions pas également cette politique souhaitée par Pompidou de faire venir des immigrès dans le seul but de diminuer les salaires en France.

Conclusion: Pompidou a créé son propre idéologie le Pompidolisme que certains ont appelé néogaullisme ou si vous préférez c'est un gaullisme de droite et non plus un gaullisme hors clivage comme l'est le gaullisme originel.
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MessageSujet: Re: Gaullistes, néo-gaullistes et faux gaullistes   Jeu 11 Sep 2008 - 9:46

Sébastien a écrit:
Les néo-gaullistes n'acceptent que l'intéressement salarial et refusent la participation des salariés à la vie de leurs entreprises, système qu'ils considérent même comme l'instauration du bolchévisme dans le monde du travail.

Néo-gaullistes connus: Jacques Myard, Lionel Luca, Bernard Debré, Nicolas Dupont-Aignan, Charles Pasqua, Marie-France Garaud

En quoi peut-on dire que Dupont-Aignan et DLR refusent la participation ?
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Sébastien
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MessageSujet: Re: Gaullistes, néo-gaullistes et faux gaullistes   Jeu 11 Sep 2008 - 10:10

Bureau National F.B. a écrit:
En quoi peut-on dire que Dupont-Aignan et DLR refusent la participation ?

Nicolas Dupont-Aignan ne s'est jamais déclaré favorable à l'instauration d'un nouveau modèle social s'opposant à la fois au capitalisme et au collectivisme, comme les gaullistes orthodoxes, mais souhaite l'instauration d'un capitalisme populaire et ne conçoit la participation, comme tous les gaullistes "de droite", qu'au travers du développement de l'actionnariat salarié.

NDA n'a d'ailleurs pas caché être favorable au libéralisme économique.

Personnellement, je le classe parmi la branche conservatrice des néogaullistes car il n'est pas favorable au désengagement total de l'Etat dans l'économie. Il s'est opposé à la privatisation d'EDF et GDF par contre, il s'était déclaré favorable à la privatisation de France Télécom.

Je vous invite à consulter ces liens :

28/01/2007, discours du Gymnase Japy :
Citation :
Au profit de tous grâce aux quatre révolutions que je vous propose.

La révolution de la participation en fixant comme objectif à 5 ans aux entreprises 15% d’actionnariat salarié.

Si cela avait été le cas, ni Pechiney, ni Arcelor ne seraient tombées dans les mains d’entreprises multinationales qui, dès la 1ère année délocalisent les centres de recherche !

A ceux qui m’accuseront d’interventionnisme, je demande d’aller voir ce qui se passe en Allemagne, où, là-bas, les patrons ont plus de sens civique que leurs homologues Français. Krupp vient par exemple de verrouiller son capital pour éviter une OPA étrangère.

Et ils ont raison ! C’est du bon sens. Le sens du bon pour son pays ! Le vrai patriotisme économique, en actes et pas seulement en paroles !

Mais la participation c’est aussi, vous le savez bien, le partage des profits, un meilleur climat social, de meilleures performances pour l’entreprise. Je propose ainsi que l’impôt sur les sociétés soit modulé en fonction de la part de l’actionnariat salarié !


09/03/2007, interview à Capital :

Citation :
Capital.fr : Pourriez-vous nous citer une des mesures que vous préconisez pour protéger nos entreprises ?

Nicolas Dupont-Aignan : Inciter les entreprises à développer l'actionnariat salarié jusqu’à 15% de leur capital, pour partager les fruits de la croissance et empêcher les OPA hostiles.

_________________
"Le patriotisme, c'est aimer son pays. Le nationalisme, c'est détester celui des autres" : Charles de Gaulle

"Etre gaulliste, c'est être de gauche et de droite à la fois" : Charles de Gaulle
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