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 La zone €uro et la BCE

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saco



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MessageSujet: La zone €uro et la BCE   Dim 4 Nov 2007 - 18:31

Le Point avec Reuters a écrit:
Statu quo des taux de la BCE attendu jusqu'à fin 2008

LePoint.fr, 31.10.07

Bilan : les économistes pro-BCE donnent 10 sur 10 à Jean-Claude Trichet...

Chacun pourra apprécier la politique anti-économique qui sacrifie en partie notre croissance (et surtout notre commerce extérieur !) pour des raisons idéologiques et pour mieux faire plaisir aux affaires américaines.

Un 10 sur 10 est donné... bravo !

saco
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Invité
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MessageSujet: Re: La zone €uro et la BCE   Dim 4 Nov 2007 - 19:49

Trichet a fait 4 ans d'euro fort, il va peut être study et nous faire maintenant 4 ans de baisse de l'euro Smile
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Instit



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MessageSujet: Re: La zone €uro et la BCE   Jeu 28 Fév 2008 - 9:43

Jean-Pierre Chevènement rêve.

*** Modéré - Inutile ***

Jean-Pierre Chevènement croit encore qu'on peut transformer l'Union Européenne en espace keynésien.

Libération a écrit:
L’euro, un malentendu à lever

Jean-Pierre Chevènement
Libération.fr, 28.02.08

Mais non, Jean-Pierre, ne rêve plus : l'Union européenne est fondamentalement un espace ultralibéral.

Il faut sortir de l'Union européenne.

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Ajout du 08 Mars 2008 :

Sur ce forum, je sais bien la question qui vous angoisse.

Je sais bien la question qui vous empêche de dormir.

C'est celle-ci : est-ce que l'aristocratie européenne a des problèmes de pouvoir d'achat ? !

Alors, je vous rassure : la réponse est NON !

Je vous invite à lire cette note publiée sur le blog de Jean Quatremer, qui est lui-même un membre éminent de l'aristocratie européenne :

Coulisses de Bruxelles, UE a écrit:
Combien coûte un banquier central?

Jean Quatremer, 07.03.08

Je rappelle que tous ces aristocrates ne sont pas élus au suffrage universel.

Je rappelle que ces millions d'euros ... ce sont nos impôts !

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Ajout du 22 Avril 2008 :

Les Echos avec AFP a écrit:
Berlin prévient Berlusconi: pas question de toucher aux missions de la BCE

Lesechos.fr, 22.04.08

Pour les naïfs qui veulent faire évoluer l’Union Européenne tout en restant à l’intérieur de l’Union Européenne, voici un rappel du ministre des finances allemand, Thomas Mirow.

Il met les points sur les i : il faut l’unanimité pour modifier le traité de Maastricht. Or, l’Allemagne ne veut pas changer les missions de la Banque Centrale Européenne. De plus, l’Allemagne bénéficie d’un large soutien des autres pays européens.

Conclusion : ce n'est pas demain la veille que l'on changera les missions de la Banque Centrale Européenne.

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Ajout du 28 Avril 2008 :

La Tribune avec Reuters a écrit:
La BCE doit privilégier la stabilité des prix, dit Trichet

Version française Marc Angrand
LaTribune.fr, 28.04.08
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El Caganer



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MessageSujet: Re: La zone €uro et la BCE   Lun 5 Mai 2008 - 15:54

Euro fort, la France profitant de la présidence haussera-t-elle le ton ? ... non quand même, faudrait pas pousser !
C'est la France qui sera sous tutelle européenne, pas le contraire.

Alors que Sarkozy critiquait la BCE et l'euro fort, une fois de plus, il se "couche" ... c'est tellement plus courageux de faire payer les médicaments aux malades plutôt que de faire face aux européistes.

Yahoo! Finance France avec Reuters a écrit:
Pas d'initiative française sur le niveau de l'euro en 2008

Yahoo! Finance France, 05.05.08
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Invité
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MessageSujet: L'inflation au galop   Ven 30 Mai 2008 - 15:02

Yahoo! Actualités France avec AFP a écrit:
Zone euro: l'inflation à un niveau historique de 3,6% en mai

Yahoo! Actualités France, 30.05.08

*** Modéré - Hors sujet ***

Pourquoi avoir tant insisté sur la soi disante nécessité de l'Euro pour faire face au Dollar ? L'Euro est fort et l'on subit de plein fouet le marasme lié à la faiblesse du $.

Encore un bon point au crédit de Bruxelles, espérons que les électeurs prennent bien des notes en ce moment pour 2009.
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SAC

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MessageSujet: Re: La zone €uro et la BCE   Mar 16 Déc 2008 - 23:04

Sans l'euro, qu'aurait fait la France durant cette crise financière internationale ?

L'euro sera probablement LA prochaine monnaie de référence au niveau mondial.

Alors certes, tout n'est pas parfait et je suis de ceux qui pensent qu'il faut que la BCE s'ouvre partiellement aux peuples européens.
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El Caganer



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MessageSujet: Re: La zone €uro et la BCE   Mer 17 Déc 2008 - 8:50

SAC a écrit:
Sans l'euro, qu'aurait fait la France durant cette crise financière internationale ?

L'euro sera probablement LA prochaine monnaie de référence au niveau mondial.

Alors certes, tout n'est pas parfait et je suis de ceux qui pensent qu'il faut que la BCE s'ouvre partiellement aux peuples européens.

La Grande Bretagne, qui n'a pas l'euro mais qui a conservé sa propre monnaie, a-t-elle plus souffert que la France de la crise ? pas particulièrement...

L'euro fort a sérieusement plombé nos exportations et notre compétitivité tout en favorisant les délocalisations...

La BCE ne peut s'ouvrir aux "peuples européens", dans ses statuts, elle est "INDEPENDANTE".

La politique monétaire est un instrument majeur de la politique économique, or il été abandonné à l'Union Européenne.

La France existait avant l'euro, elle existait avant l'UE.

Je suis optimiste, je veux croire que la France peut exister par elle-même !

La Corée, le Canada et même la Suisse arrivent très bien a exister par eux-mêmes, sans tutelle semi-fédérale au dessus d'eux, je reste donc convaincu, non seulement que la France le peut, mais qu'elle doit s'émanciper de cette tutelle étouffante !
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Instit



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MessageSujet: Re: La zone €uro et la BCE   Mer 17 Déc 2008 - 10:06

SAC a écrit:
Sans l'euro, qu'aurait fait la France durant cette crise financière internationale ?

L'euro sera probablement LA prochaine monnaie de référence au niveau mondial.

Alors certes, tout n'est pas parfait et je suis de ceux qui pensent qu'il faut que la BCE s'ouvre partiellement aux peuples européens.

La France existait déjà avant la naissance de l'euro.

La France existera encore après la mort de l'euro.
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MessageSujet: Re: La zone €uro et la BCE   Mer 17 Déc 2008 - 13:25

Instit a écrit:
La France existait déjà avant la naissance de l'euro.

La France existera encore après la mort de l'euro.

Tel que c'est parti, je crains fort que l'euro ne survive très longtemps à la France qui, elle, n'a plus que quelques années (ou mois ?) à survivre avant d'être dissoute par l'Europe.

Les anglais ont bien vu le danger d'adopter cette monnaie.

Bien leur a pris de garder la £, qui ne s'est jamais aussi bien portée d'ailleurs.
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Instit



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MessageSujet: Re: La zone €uro et la BCE   Lun 22 Déc 2008 - 13:57

*** Modéré - Trollage ***

L'euro ne nous protège pas du déclin et de l'affaiblissement de la France.

L'euro ne nous protège pas de l'appauvrissement généralisé du peuple français.

L'euro ne nous protège pas des délocalisations.

L'euro ne nous protège pas de la désindustrialisation de la France.

En 1992, en votant OUI au traité de Maastricht, 51,04 % des Français ont sacrifié la monnaie et l'honneur en échange de la prospérité.

Ils ont la pauvreté et le déshonneur.

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Ajout du 25 Janvier 2009 :

Concernant l'euro, un article clair, net, et sans bavures :

Courrier international a écrit:
L'euroland au bord de la crise

Michael Moravec
courrierinternational.com, 23.01.09

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Ajout du 17 Février 2009 :

Marianne a écrit:
Comment l'euro nous protège

Débat 2007
Marianne2.fr, 17.02.09

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Ajout du 18 Février 2009 :

Encore un article limpide sur l'euro :

Marianne a écrit:
L’euro, facteur de récession?

Laurent Pinsolle
Marianne2.fr, 18.02.09
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Sébastien
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Localisation : Lorraine
Date d'inscription : 12/12/2006

MessageSujet: Euro - escroquerie   Mar 2 Mar 2010 - 20:53

Citation :
L'euro est la monnaie de la BCE, mais reste le problème des Etats-membres de la zone euro

Réunion du Forum Pour la France, 25 février 2010, à l'Assemblée nationale


Tous les Etats du monde, ont subi l'énorme crise financière de 2007, si certains d'entre eux s'en sortent, le monde Occidental, lui, y est encore englué.

Les conséquences de cette catastrophe sont dramatiques, mais la plus terrible, est celle qui a plongé des gens dans la misère la plus profonde. Depuis la crise, un milliard d'Etres humains souffrent de la faim, contre 750 millions avant.
La faute en revient à l'idéologie dominante, celle du tout marché, de la concurrence libre et non faussée, en un mot de l'ultra libéralisme, qui fait que la Planète a désormais besoin d'un taux de croissance minimum de 3,5% pour survivre et de 5% pour que soit légèrement améliorée la condition des hommes.

La crise a engendré d'autres conséquences, comme celle du monde occidental qui a quitté le gouvernail du navire, pour le laisser à d'autres. En effet, en 2009, les USA ont présenté une croissance négative de moins 2,7%, la zone euro a plongé de moins 4,2%, alors que la Chine et l'Inde sont créditées d’une croissance positive + 8,5% pour la première et + 5,4% pour la seconde.
Voilà ou nous a menés cette idéologie ultra libérale, uniquement tournée vers la concurrence libre et non faussée, qui fournissait à quelques privilégiés, des bénéfices conséquents et répétitifs, sauf qu'ils ne savaient pas que cela ne pouvait durer.

Il est vrai que la situation aurait pu tourner au désastre si les Chefs d'Etat n'avaient pas pris au bon moment, les bonnes décisions. Le pire a été évité, c'est bien, mais force est de constater, que si le moment présent a été protégé, il n'en est pas de même pour la suite
Officiellement, 5.000 milliards de dollars ont été injectés, dans les banques et les entreprises. Bravo, il fallait le faire, mais il aurait fallu poursuivre l'effort en installant quelques outils qui auraient pu éviter la catastrophe, qui ne saurait tarder.
Regardons les choses de prés : D'abord 5 000 milliards de dollars le chiffre ne peut-être pris en considération, c'est beaucoup plus du double dont il s'agit « Le Monde Diplomatique avance le chiffre de 11 400 milliards de dollars et quelques, or je pense que ce chiffre est encore au dessous de la vérité.

Mais quand même, cela représente pour le moins, 20% du PIB mondial. Nous pourrions dire qu'une telle dette, bien partagée entre tous les pays de la Planète, ne devrait pas poser trop de problèmes. Sauf que, nous apprenons par l'OCDE que seuls les pays anciennement qualifiés d'industrialisés ont fait tourner la planche à billets amenant la dette publique des pays de l'OCDE à hauteur de 100% des PIB. La donne n'est plus la même, le remboursement des intérêts sera pour les uns, pendant que l'investissement pour l'avenir, sera pour les autres, quant au capital, il sera inscrit pendant des années sur des lignes comptables, sans plus. Seulement, les intérêts d'une dette trop élevée en période de déflation sont lourds à porter.

Que peut-il se passer? Chaque Etat va chercher à sortir du gouffre, en espérant trouver la solution adaptée à ses besoins. Pour la Chine et pour l'Inde tout semble être rentré dans l'ordre, le Japon repart sur une bonne voie, et souscrit même des bons du trésor aux américains. L'Amérique semble avoir retrouvé de la croissance (+ 5,7% au dernier trimestre). Restent les Etats de la zone euro qui sont dans une situation désastreuse. La croissance n'y est que de 0,4%, c'est à dire nulle.
Sans entrer dans un débat technique pour l'instant constations simplement que la croissance revient partout SAUF DANS LES PAYS PAR L'EURO LIES (G.Brassens avait chanté par Satan liés, c'est en réalité la même chose.

Alors la France ?
Avant Maastricht, elle pouvait préparer une sortie de crise fondée sur ses habitudes ancestrales. Inflation, production, consommation. C'est ainsi qu'elle réglait ses problèmes. Oui mais, depuis Maastricht, terminé, notre pays est englué dans une zone monétaire régionale qui conduit une politique financière unique, pendant que ses Etats-membres, mènent chacun sa propre politique économique.

Résultat, les marchés financiers qui dormaient en attendant que la belle Europe se réveille, sanctionnent maintenant tous les Etats membres dont la France. Le rêve se transforme en cauchemar.

Et pourtant, Milton Friedman, prix Nobel de sciences économiques, avait proclamé avant Maastricht, que la monnaie unique tant vantée, et contre laquelle il s'était élevé, ne pouvait être jugée, qu'après une crise, et pourtant, Maurice Allais, notre prix Nobel de sciences économiques, avait déclaré, qu'il ne pouvait y avoir de monnaie unique sans pouvoir politique unique et sans zone monétaire optimale, mais rien n'y a fait, la monnaie unique a été imposée par des idéologues sans idées.

Dix ans, l'euro a dix ans, nous établissions son bilan, étudions son parcours, pour savoir si en le combattant, nous ne nous étions pas trompés. La crise mondiale arrivait si j'ose dire, à point nommé l'euro pouvait-il résister?
Seulement un troisième élément s'est agrégé, l'attaque contre l'euro sur les marchés financiers, due d'après les investisseurs, la presse et quelques politiques, aux mensonges de la Grèce, ce qui est injuste, nous y reviendrons.

Une application forcenée de la monnaie unique, une crise financière mondiale, une attaque sur les marchés, voilà l'avenir de l'euro, de sa zone et peut-être même de l'Union européenne remis en question. Il est donc important de savoir et de faire savoir, si le retour au Franc, l'un des symboles de l'Etat, est judicieux ou pas, si avec le Franc nous serions à même de sortir de cette crise

Nous allons donc, si vous le voulez bien, séparer les problèmes en traitant :
1) de l'euro et la crise mondiale
2) de l'euro en crise, de la zone euro en crise, et de l'UE


1)- L'Euro et la crise économique et la crise financière mondiale :
La crise mondiale a d'abord manifesté l'incapacité des hommes et des responsables à comprendre les multiples interdépendances dans lesquelles nous vivons du fait de la globalisation.
Constatons que cette interconnexion qui devait mutualiser les risques, les a au contraire facilités, en accélérant leur propagation partout dans le monde.

Je crois que nous ne pouvons pas séparer la crise euro, de la crise mondiale, soigner l'une sans soigner l'autre me paraît ne présenter aucun avantage pour le long terme, c'est à dire pour la France.
La crise financière mondiale provient de deux facteurs :
- Du système monétaire international issu des accords de Bretton Woods, qui est un contre sens monétaire, politique, économique et social : Comment espérer qu'une monnaie nationale gérée par des autorités nationales à des fins nationales puisse jouer le rôle d'étalon monétaire international? C'est un véritable défi lancé au bon sens, car il accorde à la nation détentrice de l'étalon monétaire, le privilège impérial de consommer les productions des autres et de leur faire régler la note.
De plus, le mélange du national et de l'international, se fait au détriment de l'international, c'est à dire du monde entier, pour le plus grand bénéfice d'un seul Etat national, celui des Etats-Unis, ce qui ne peut durer, d'où les crises à répétition.

Ce sont ensuite les décisions prises en 1971, 1973, 1976 (mais aussi 1990 pour la France) qui, en supprimant aux monnaies nationales la nécessaire obligation de s'ajuster les unes par rapport aux autres, ont supprimé le pouvoir détenu jusqu'alors par les Etats en matière monétaire. Il a donc bien fallu que l'ajustement obligatoire se réalise autre part et autrement, nous y reviendrons

Quel était le but recherché par les adeptes du néo libéralisme, en faisant adopter ces décisions? Tout simplement, la libéralisation des capitaux qui accorde aux financiers internationaux le pouvoir de dicter leur loi, et aux marchés financiers internationaux l'incroyable pouvoir de dominer le monde. L'argent est devenu une marchandise comme les autres, dont le taux de croissance dépasse des milliers de fois toutes les productions. Nous voici plongés dans un autre monde, où le virtuel domine le réel et ou le travail, c'est à dire la vie des hommes ne représente plus qu'une infime partie de l'économie et de la finance, donc de l'avenir de notre monde.

Y a t-il des solutions à ce malaise? Oui bien sûr, d'abord la nécessaire réforme du Système Monétaire International. Ensuite, l'installation obligatoire de régulateurs, dont on peut se demander pourquoi n'ont-ils pas été installés. C'est inimaginable, la faute en revient à ce que personne ne sait quels régulateurs installer, uniquement parce que le combat entre les adeptes de Keynes et ceux de Friedman continu toujours, malgré le fait que l'économie et la finance d'il y a 50 ou même vingt ans, ne sont plus du tout les mêmes, personne n'a su régénérer la pensée économique.
Cette crise mondiale est le résultat d'un marché financier abandonné par les Etats et que les spéculateurs ont envahi.

Alors l'euro dans cette affaire ? J'ai posé les questions, vous avez apporté les réponses :
La monnaie régionale, qui rassemble la finance et l'économie de 15 Etats, a t-elle pu jouer un rôle positif contre cette globalisation de la spéculation? - NON.
Pas plus que la monnaie unique n'a pu prendre une place prépondérante dans le commerce mondial, qui est toujours financé à 80% par le dollar – En ce qui concerne les devises et les réserves mondiales, les USA en détiennent encore 60%. Il est vrai qu'ils en détenaient 80% en 1983, seulement e commerce mondial s'est multiplié, et donc si les américains détiennent encore plus de réserves en volume, en pourcentage elles ont diminué.
Autres bouleversements ; Le yen et la livre sterling ont disparu des livres de comptes, l'euro lui, représente, malgré les annonces tonitruantes, que 20% des devises et réserves mondiales, ce qui pourrait être considéré comme pas si mal, sauf que : la monnaie chinoise n'étant pas convertible, ces chiffres sont biaisés, car sa convertibilité amènerait un partage des devises et réserves mondiales, uniquement entre les USA et la Chine, dans un premier temps. Ne présageons pas de l'avenir, mais ce qui est certain, c'est que l'euro disparaîtra aussitôt des livres. Le jour ou la convertibilité du Yuan sera décidée, par la Chine et uniquement par la Chine. Il en sera de l'hégémonie occidentale financière, comme de son hégémonie en matière économique, elle disparaîtra au profit de l'Asie.
L'euro a t-il pu modifier un système monétaire international absurde? NON.
A t-il pu mettre un terme à l'hégémonie d'une monnaie nationale sur les autres monnaies? NON.
A t-il pu empêcher la crise? NON, ses néfastes effets? NON plus. Apporte t-il une solution de rechange, NON. L'euro ne sert jamais à rien, mais il dessert toujours.

Il y avait, avant la crise, trop de liquidités dans le monde, chacun le sait. La crise les a en partie épongées, c'est vrai. Seulement depuis, une planche à billets s'est mise à tourner comme une folle, résultat : les marchés sont à nouveau noyés sous les liquidités.
Dans un tel contexte, un spéculateur qui joue toujours la rareté, va chercher à découvrir le produit caché. Pour gagner de l'argent, il va chercher et forcément retrouver le maillon faible, en l'occurrence un Etat faible, et va spéculer sur ses difficultés à venir, ce qui bien évidemment aggrave les dites difficultés, mais remplit l'escarcelle des vautours. Un maillon faible vient d'être trouvé, peut-être inventé, la Grèce, en attendant de se jeter sur les autres qui sont déjà désignés et je les cite dans l'ordre de faiblesse : Irlande, Espagne, Royaume-Uni et les Etats-Unis. Nous remarquerons que la Grèce n'était pas encore inscrite dans ce palmarès, ce qui laisse supposer que la Grèce n'est pas le but recherché, mais l'amorce d'un processus.
La question a été posée, mais quel genre de spéculation : le spéculateur va « JOUER » sur le montant des intérêts et celui des primes d'assurances contre les risques de non paiement.

Revenons à l'euro : Il a subi la crise mondiale, sans la prévoir, sans l'empêcher, sans apporter aucune solution. La BCE a par contre, fait plonger les économies de la zone, en restant droite dans ses bottes à l'inverse de toute logique. Mais le plus grave, elle n'a jamais changé sa politique qui est restée, en pleine période de déflation, la lutte contre l'inflation.
Mais la bêtise n'a pas de bornes, non seulement les traités obligent de lutter contre une armée qui n'existe plus, mais de plus par son art 123, le traité de Lisbonne interdit à la BCE et aux banques centrales des Etats-membres d'accorder des découverts ou tout autre type de crédit aux institutions, organes ou organismes de l'Union européenne. Cela s'appelle certainement en langage européiste « la solidarité »
Alors demandons nous pourquoi un système financier unique si la solidarité entre les Etats-membres ne permet le sauvetage de l'un d'entre eux. L'euro ne sert donc à rien

2ème volet, l'euro en crise, la zone euro en crise, et l'UE dans la tourmente
Avant de commencer, rappelons le dernier sondage qui montre que plus des 2/3 des Français rendent l'euro responsable de toutes leurs misères.
Revenons donc sur l'euro. Quelques idéologues, adeptes du laisser fairisme, ont fabriqué l'euro, malgré le fait connu de tous les spécialistes, qu'une monnaie unique ne peut vivre que dans une zone monétaire optimale : « qui couvre une région qui peut se permettre d'avoir une seule monnaie et une seule politique monétaire du fait de sa grande homogénéité économique, sociale, donc politique ». Seulement 15 Etats différents, ne présenteront jamais, cette homogénéité indispensable à la bonne réalisation d'un tel projet. Le ver était dans le fruit dés le départ de l'euro et chacun le savait, impossible de ne pas penser que le crime était prémédité.

Alors que constatons-nous? 10 ans après la naissance de l'euro, les 15 pays de la zone possèdent toujours, leur propre économie, leur propre croissance, (où décroissance) issus de leur propre histoire économique et financière. Quelques uns des Etats de la zone sont riches, d'autres moins, certains sont au bord de la faillite. Ces économies qui continuent à diverger au lieu de converger, apportent la preuve irréfutable que la zone euro n'est pas une zone monétaire optimale.

Comment pourrait-il en être autrement alors que la BCE, a calé sa politique monétaire sur celle de l'Allemagne, faisant de sorte que l'euro s'est apprécié au delà du raisonnable vis à vis des monnaies internationales, mettant ainsi en péril la compétitivité de nombreuses économies des Etats la zone euro.
Mais n'était ce pas là, le but recherché? Il suffit toujours de savoir à qui profite le crime, pour comprendre le but de la manœuvre

Rappelons qu'une appréciation de 10% de l'euro par rapport aux autres monnaies coûte 1,1% de PIB aux Etats membres, ce qui veut dire que depuis 2002, nous perdons environ 2,2% de croissance par an de notre PIB. Maurice Allais avait d'ailleurs calculé cette perte de croissance dans son livre «La mondialisation» et je me souviens en avoir discuté longuement avec lui au téléphone, et le temps démontre qu'il avait raison.

Constatons qu'il n'y a toujours pas, à l'intérieur de la zone euro, d'unification des prix, pas plus qu'il n'y a de croissance, pas plus, non plus, que l'euro efface les divergences nationales et qu'il ne freine pas l'effritement du modèle social.

Les européistes qui ne peuvent pas avouer leur crime se servent d'arguments mensongers, comme celui de l'euro protecteur.
Nous devons affirmer que l'euro ne nous a protégés de rien, lors des dernières crises, bien au contraire. Si l'euro n'avait pas existé, les monnaies se seraient ajustées normalement les unes par rapport aux autres. Bloquées par la monnaie unique, elles se sont trouvées, au contraire, collées à cet euro, pur dérivé de la monnaie allemande, qui ne sert et nous allons le voir, que les intérêts allemands.
Les monnaies nationales n'existant plus et ne pouvant plus s'ajuster entre elles, il a bien fallu que nos économies s'ajustent sur autre chose. Et sur quoi pouvaient-elles s'ajuster? Et bien sur des pays en périphérie de la zone. Comment ? en leur faisant fabriquer nos productions et en achetant leurs produits à bas prix. C'est ainsi que la BCE nous a entraînés, malgré nous et contrairement à nos intérêts nationaux, dans sa lutte absurde contre l'inflation qui n'a jamais existée depuis la création de l'euro et pour ce faire elle a favorisé la déflation, qui a assassiné nos industries.
Voilà le résultat de l'euro protecteur. Protecteur en effet, mais d'un seul Etat, et aussi des spéculateurs. L'euro est surtout le tueur de la croissance, de l''emploi et des recettes fiscales des Etats membres de la zone euro.
Protecteur de qui et de quoi ? après l'attaque contre la Grèce, la BCE a t-elle pu protéger la monnaie unique contre les attaques spéculatives? NON – l'euro a t-il pu protéger la Grèce et d'autres Etats-membres contre les taux d'intérêts élevés et les primes d'assurance insoutenables? NON - L'euro n'est rien d'autre qu'un affabulateur mais certainement pas un protecteur.

Milton Friedman avait raison, l'euro ne résiste pas à une crise, Maurice Allais avait tout autant raison, les peuples de l'UE rejetant toute idée de politique unique, la monnaie unique, ne peut que desservir la majorité des nations.

Maintenant grave question : Les cerveaux qui ont engendré la monnaie unique étaient-ils assez fous, pour avoir inventé ce qui n'était qu'un piège?
Non, ils n'étaient pas fous, mais les assassins des nations et aussi des vicieux. J'ai avant de dire ce qui va suivre, pesé mes mots, analysé tous les documents sortis sur le sujet ; L'euro est un piège dument réfléchi, installé pour le seul bénéfice d'un Etat, qui a pompé l'énergie de presque tous les autres Etats de la zone

Comment vivaient la majorité des pays qui forment actuellement la zone euro? Avec une inflation qui tournait en moyenne autour de 7% l'an. Concurrence jugée insupportable par des pays qui avaient la religion de la stabilité des prix. Il était donc obligatoire de changer cela.
D'où le seul ordre a été donné à la BCE : Lutter contre l'inflation.
Seule ou presque contre tous, l'Allemagne a voulu et obtenu, d'imposer le retour à son orthodoxie financière.
Les prix ont été stabilisés, comme le voulait l'Allemagne, si bien que nos entreprises ont vu leurs marges diminuer, ce qui leur interdit d'investir dans l'avenir.

Seulement, et cela doit être su. Dans le domaine de la stabilité des prix, l'euro a là aussi manqué sa cible.
Car c'est la productivité ralentie et la croissance devenue nulle, qui ont favorisé cette stabilisation des prix, pour ne pas dire leur chute, dans certains cas.
Ce n'est pas un titre de gloire, car si la stabilité des prix favorise l'emploi, au départ, cela ne dure jamais et s'inverse toujours, car les producteurs en quête de marges, sont dans l'obligation de faire fabriquer leur production ailleurs, que dans des zones à prix stables. Exemple l'aéronautique qui se délocalise, par obligation dans la zone dollar. La politique monétaire de l'euro est une mante religieuse, sauf qu'elle tue ceux qui lui font ombrage.
Avec une telle politique l'économie de la zone ne peut-être conçue que pour des cycles courts.
Seuls des pays comme l'Allemagne continuent avec raison de favoriser le long terme, sauf qu'ils sont dans l'obligation de délocaliser leurs productions pour y arriver
Donc, politique une économique de la zone euro à plusieurs vitesses, malgré les annonces de la recherche d'un gouvernement économique unique.
Mais cela ne suffit pas pour tout expliquer, il y a des pays qui reçoivent de l'argent de l'UE et d'autres qui en donnent.
L'histoire nous apprend que le malheur s'abat toujours sur ceux qui reçoivent, et le temps nous en apporte les preuves : Le Portugal a laissé grimper ses prix jusqu'à ne plus rien pouvoir vendre, et se trouve désormais dans l'obligation d'acheter ailleurs. Posons nous la question de savoir où, et à qui ?
Mais c'est le cas de l'Espagne qu'il faut étudier pour comprendre ce système très vicieux. : l'UE lui a versé beaucoup d'argent, dont elle s'est servie pour améliorer ses infrastructures, monter des usine, construire des logements, fabriqués par qui? par l'Allemagne premiers gains. Mais ce n'est pas tout, dans le même temps, celui des vaches grasses, et jusqu'en 2006, les banques allemandes ont ouvert à l'Espagne les cordons de leur bourse pour qu'elle puisse acheter allemand. Alors l'argent de l'UE, cadeau, nous n'en parlons plus, sauf les contribuables, mais celui des banques?
Ce sont des milliards d'euros de déficits cumulés que l'Espagne devra rembourser, même chose pour le Portugal, la Grèce, l'Irlande, bref pour la presque totalité des Etats-membres de la zone.
Mais ou est donc passé cet argent, puisque ces pertes chiffrées en centaines de milliards d'euros, n'ont provoqué aucun déficit de la balance des paiements de la zone? Il y a donc eu gros déficits d'une part et énormes bénéfices d'une autre part pour équilibrer cette fameuse balance

La réponse est très simple : Revenons au départ de l'euro, rappelons nous, lors de son entrée dans la zone euro, l'économie de l'Allemagne est en position défavorable, sa situation financière est fragile, le pays se trouve au bord de la dépression. Dix ans après, les excédents allemands se chiffrent à prés de 200 milliards d'euros l'an. Ne cherchons pas plus loin, ce sont les déficits des autres Etats membres qui ont formé la plus grosse partie des excédents allemands et qui lui ont permis de prendre la tête de l'économie de l'Union européenne et de tenir un sacré rang dans l'économie mondiale.
C'est l'Allemagne qui a vendu ses produits aux autres pays membres. Nouvelle question : pourquoi l'Allemagne vend-elle alors que nous ne vendons pas? La réponse est claire : Parce qu'elle fait produire ailleurs que chez elle, et qu'elle fait prêter l'argent à ses clients par ses banques.
La preuve nous est apportée par un article du « Financial Times » l'Allemagne en 2009 a présenté une contraction de son activité intérieure de 4,9% de son PIB, alors que son taux de chômage n'a presque pas bougé.
C'est bien ailleurs que se fabriquent ses productions et c'est malheureusement ailleurs que l'emploi a été touché.
La monnaie unique est un jeu qui se joue à quinze, mais à la fin de la partie, c'est toujours l'Allemagne qui gagne.

L'euro est attaqué, parce que les marchés comprennent enfin, qu'une zone à économie durablement nulle, présentant de plus, un endettement et des déficits records, ne peut en même temps, être à la tête de la monnaie la plus forte.
La zone euro représentait, on peut se demander pourquoi, un îlot de stabilité, et offrait un bouclier contre toutes les attaques, n'offre plus rien aux yeux des marchés, nous allons tous pâtir de cette nouvelle vision des choses, car les prêts que nous devons obtenir, vont coûter fort cher en intérêts et primes d'assurances.

Dans cette affaire, je ne pense pas que ce soit la Grèce qui ait été visée. Le problème de l'Espagne semble beaucoup plus grave, et depuis quelques jours celui de l'Italie prend des proportions gigantesques, tous ont trafiqué leurs comptes, mais sont-ils les seuls? Ce n'est pas pour l'instant le principal.
Nos spéculateurs et toujours eux ont trouvé aussi un nouveau mode de spéculation, qui touche les primes d'assurances contre les défauts de paiement des Etats.
Déjà, pour les pays de la zone euro, ces primes dépassent pour certains, comme la Grèce, les primes demandées aux pays les plus pauvres de la Planète et ce sont uniquement le jeu des spéculateurs qui font monter les primes.

Après ces avatars y a t-il encore un avenir possible pour monnaie unique ?
Quatre solutions restent possibles :
-1) la monnaie unique s'en tire et la zone euro reste telle qu'elle est actuellement.
-2) Un noyau dur se constitue et forme la zone euro, après le départ d'un certain nombre d'Etats-membres
-3) La zone euro explose complètement et chacun repart vers sa monnaie nationale
-4) La monnaie unique se transforme en monnaie commune, tous les Etats-membres de la zone restent, et un certain nombres d'Etats-membres de l'Union européenne entrent

Apportons les premiers éléments de réflexion :

Difficile d'imaginer que la zone euro s'en tire et qu'elle puisse rester en l'état. La confiance des marchés financiers s'est envolée parce qu'une monnaie sans système de défense adapté, et sans système régulateur n'est pas viable. Aucune transparence des marchés, impossible de connaître le montant des fonds propres des banques, aucun système capable de détecter la fraude de la Grèce qui porte sur 3,3% de son PIB chaque année et pendant 10 ans, ce qui laisse penser que d'autres Etats sont dans le même cas.
Qu'aucun système d'assistance en faveur d'un Etat de la zone en difficulté n'existe, ne peut renforcer l'attitude des prêteurs, car l'économie d'une zone commune se juge sur la moyenne réalisée et chacun sait, qu'un Etat en difficulté, qui ne bénéficie pas d'une aide de la communauté, entraîne obligatoirement les autres vers la chute.
Et puis pour finaliser la situation, l'indice composite des directeurs d'achat de la Zone euro a reculé de 54,2 points en décembre à 53,6 en janvier, ce qui va positionner l'UE prochainement sous la barre des 50, mauvais indice qui freine l'investisseur potentiel. .
La zone euro n'est plus en état de conduire quoi que ce soit, parce que les pays déficitaires sont des vendeurs nets de créances au reste du monde et que notre endettement ne nous appartient plus, ce qui est grave
La chute de l'économie grecque et celles prévisibles d'autres pays de la zone, inquiètent les investisseurs internationaux qui vont commencer à céder leurs créances sur les pays de la zone et retirer leurs prêts. Situation extrêmement préoccupante qui va certainement faire exploser la zone.

Alors un noyau dur ? Oui mais avec qui ?
L'Allemagne n'a d'intérêt dans une zone euro, qui si cette dernière est assez vaste pour qu'elle y vende ses productions. Un noyau dur constitué de l'Allemagne, les Pays Bas, du Luxembourg et peut-être de la France, n'offrirait que peu d'avantages, et rappelons que l'Allemagne se sort très mal de cette crise ou elle laisse plus de 4,7% de son PIB, des banques en faillites, des créances impayées, et un peuple qui commence à gronder et ce ne sont pas les nations qui constitueront le noyau dur qui achèterons toujours ses productions, elles vont finir par vouloir vendre aussi.

La zone explose et chacun repart avec en retrouvant sa monnaie nationale.
Le retour à la monnaie nationale verrait cette dernière attaquée dés le lendemain sur les marchés financiers (la monnaie grecque pourrait d'après certains experts perdre jusqu'à 400% de sa valeur) – Bien, on pourra exporter, Oui mais, tous les emprunts sont libellés en euros, et il faudra rembourser au montant réel de l'emprunt – Impossible – Le Forum l'a toujours dit, nous devons racheter nos dettes détenues par des étrangers avant de quitter la zone. Et le moment de les racheter est peut-être venu

Il reste le scénario de la monnaie unique, transformée en monnaie commune. Scénario auquel je m'étais opposé, parce que l'essentiel n'est pas l'image imprimée sur le billet, mais l'endroit et les personnes qui prennent la décision. Or cet endroit, était jusqu'à présent Francfort et les décideurs des banquiers européistes.
Mais, une autre solution est possible. Francfort reste la banque de l'Allemagne et chaque banque centrale nationale redevient le centre de la décision nationale.
La monnaie commune devient un rassemblement de monnaies nationales, enfermées dans un serpent monétaire, avec à l'intérieur le retour au système dit des changes fixes, avec lequel chaque monnaie nationale pourra s'ajuster librement par rapport à toutes les autres monnaies de la zone –La monnaie commune, dont le prix sera calculé chaque jour, selon le système dit du panier de monnaies, servira pour régler les échanges entre les pays de la zone et en dehors de la zone.
Bien évidemment certains pourraient penser que l'Allemagne qui possède la plus forte monnaie décidera en dernier ressort, non ce sont les marchés qui déterminent après coup le prix des monnaies, et le panier (contre lequel je m »élève toujours) fait que UN = UN

Ce n'est pas le système que je préfère, mais je sais, après en avoir longuement discuté avec le Professeur Alain Cotta, que dans la situation où nous ont plongé les européistes, avec leur monnaie unique, il n'y a plus d'autre solution sérieuse possible pour l'instant
Est-ce que le système du « serpent » (nom qui n'est plus adapté, - SME – mais plus facile a repérer) n'est pas un système transitoire obligatoire?.
Je vous invite donc à donner votre sentiment et nous pourrons aussitôt travailler à cette proposition –

Fouquereau Henri
Secrétaire général du Forum Pour la France

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El Caganer



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MessageSujet: Re: La zone €uro et la BCE   Mer 19 Mai 2010 - 16:31

Balladur se fait l'écho des souhaits de la Commission Européenne et de l'Allemagne de mettre les budgets nationaux sous contrôle de l'UE.

L'euro est un échec flagrant, alors Bruxelles fait porter le chapeau aux Etats et y voit l'occasion de dépouiller un peu plus ces Etats de ce qui leur reste de souveraineté.

Le tout avec la complicité de nos "politichiens".

Le Figaro a écrit:
Balladur : sans l'euro «l'Europe sortirait de l'Histoire»

Lefigaro.fr, 18.05.10

Le budget, c'est les choix et les priorités que font un pays pour préparer son avenir. Après nous avoir dépouillé de toute politique monétaire, maintenant c'est la politique budgétaire qui va nous être retirée.

Le Parlement ne sera plus qu'un bureau de traduction des décisions imposées par Bruxelles...
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dédé48



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MessageSujet: Re: La zone €uro et la BCE   Jeu 9 Juin 2011 - 14:02

Bonjour, je suis un gaulliste convaincu et je suis d'accord à 100% avec vos positions de principe sur l’Europe qui est aujourd'hui ultralibérale et qui se construit à l'insu des peuples.

Cependant j'aimerais savoir quelle est votre position par rapport à la sortie de la zone Euro, réclamée notamment par Dupont-Aignan.

Personnellement, je ne pense pas que ce serait une bonne chose pour la France car cela provoquerait une inflation sans précédent.
Au contraire, je pense que la France devrait plutôt oeuvrer pour que la BCE dispose du pouvoir similaire à la Banque centrale des USA ; qu'elle infléchisse sa politique absurde de lutte absolue contre l'inflation et, enfin, que l'Euro soit une monnaie au service de la croissance économique et du développement de notre commerce extérieur.
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Christof.
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MessageSujet: Il faut sauver le soldat Euro !   Mer 17 Aoû 2011 - 9:41

Voici dans son intégralité le communiqué de l'UPF concernant le sommet bilatéral franco-allemand au sujet de la crise financière européenne :

Le sommet franco-allemand d’hier confirme un état de fait récurrent et inquiétant : Nicolas Sarkozy s’aligne et obéit ! à l’OTAN dans le domaine de la défense ; à l’Allemagne au plan économique… what else, comme dirait George ?

Ainsi, pour sauver l’Euro, et alors même qu'ils ont creusé la tombe de nos économies en consentant de perdre le contrôle sur la politique monétaire, la seule solution qui a été trouvée par les dirigeants allemands et français est celle de la fuite en avant et de porter un plus atteinte à la souveraineté des États-membres. Cherchez l’erreur !

Or, comme l’affirment très justement Gérard Lafay (professeur émérite à l'université Panthéon-Assas Paris-II), Jean-Jacques Rosa (professeur émérite à l'Institut d'études politiques de Paris) et Philippe Villin (conseiller stratégique et financier, ancien directeur du « Figaro ») dans Les Echos de ce jour, « nous sommes aujourd'hui à la croisée des chemins. La voie d'un fédéralisme technocratique aggravé conduit au chaos économique par surfiscalisation et révolte politique. »

Aussi, les mesures adoptées qui consistent en une amorce de gouvernement supranational, fut-il « économique », et une rigueur budgétaire imposée d'en haut, ne résoudront absolument rien à la crise de la dette de la zone euro mais, au contraire, vont l’aggraver !

Les inégalités entre tous les pays européens, de la dette aux politiques économiques et fiscales, font qu’ils ne peuvent avancer à marche forcée en même temps. Le ver est dans le fruit. L’Euro est condamné et repousser l’échéance ne fera qu'aggraver les dégâts économiques et sociaux.

Et que dire de la taxe sur les spéculations financières, simple rideau de fumée destiné à endormir les opinions publiques qui est tout simplement inapplicable en l’état puisqu’elle supposerait que tous les grands centres financiers l’introduisent conjointement d'une manière uniforme…

Les enseignements de ce sommet sont donc très clairs et guère nouveaux : pour que les marchés soient rassurés, il faut que les peuples et les Nations renoncent « librement » à leur propre liberté pour s'asservir à leurs structures.

Jusqu’à quand supporterons-nous ?

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Christophe CHASTANET
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MessageSujet: Re: La zone €uro et la BCE   Ven 19 Aoû 2011 - 17:30

Christof. a écrit:
Voici dans son intégralité le communiqué de l'UPF concernant le sommet bilatéral franco-allemand au sujet de la crise financière européenne :

Le sommet franco-allemand d’hier confirme un état de fait récurrent et inquiétant : Nicolas Sarkozy s’aligne et obéit ! à l’OTAN dans le domaine de la défense ; à l’Allemagne au plan économique… what else, comme dirait George ?

Ainsi, pour sauver l’Euro, et alors même qu'ils ont creusé la tombe de nos économies en consentant de perdre le contrôle sur la politique monétaire, la seule solution qui a été trouvée par les dirigeants allemands et français est celle de la fuite en avant et de porter un plus atteinte à la souveraineté des États-membres. Cherchez l’erreur !

Or, comme l’affirment très justement Gérard Lafay (professeur émérite à l'université Panthéon-Assas Paris-II), Jean-Jacques Rosa (professeur émérite à l'Institut d'études politiques de Paris) et Philippe Villin (conseiller stratégique et financier, ancien directeur du « Figaro ») dans Les Echos de ce jour, « nous sommes aujourd'hui à la croisée des chemins. La voie d'un fédéralisme technocratique aggravé conduit au chaos économique par surfiscalisation et révolte politique. »

Aussi, les mesures adoptées qui consistent en une amorce de gouvernement supranational, fut-il « économique », et une rigueur budgétaire imposée d'en haut, ne résoudront absolument rien à la crise de la dette de la zone euro mais, au contraire, vont l’aggraver !

Les inégalités entre tous les pays européens, de la dette aux politiques économiques et fiscales, font qu’ils ne peuvent avancer à marche forcée en même temps. Le ver est dans le fruit. L’Euro est condamné et repousser l’échéance ne fera qu'aggraver les dégâts économiques et sociaux.

Et que dire de la taxe sur les spéculations financières, simple rideau de fumée destiné à endormir les opinions publiques qui est tout simplement inapplicable en l’état puisqu’elle supposerait que tous les grands centres financiers l’introduisent conjointement d'une manière uniforme…

Les enseignements de ce sommet sont donc très clairs et guère nouveaux : pour que les marchés soient rassurés, il faut que les peuples et les Nations renoncent « librement » à leur propre liberté pour s'asservir à leurs structures.

Jusqu’à quand supporterons-nous ?

Malheureusement pour nous, nous n'en sortirons pas tant que nos politiques et représentants seront à la solde et sous le diktat de la grande Amérique.

Nous n'en sortirons pas non plus, si le pouvoir des agences de notations économiques mondiale continue à faire la pluie et le beau temps sur notre monde.

Nous serons à la merci des autres tant que notre économie sera mondiale et non pas au moins redevenue sur une optique nationale ou alors, comme le rêvaient certains, à une échelle de l'Europe de la C.E.E.
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Anthony76



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MessageSujet: Mots croisés   Mer 21 Sep 2011 - 16:51

Je vous invite à regarder l'émission "Mots croisés" du lundi 19 septembre dernier sur le thème "Faut-il sortir de l'euro ?".

Durant cette émission, Marine Le Pen a débattu avec des économistes et Christian Estrosi sur les grands sujets liés à la crise économique : plan d'aide à la Grèce, sauvetage des banques, maintien ou non dans l'euro...

Un résumé d'une trentaine de minutes ici :

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Christof.
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MessageSujet: Re: La zone €uro et la BCE   Jeu 3 Nov 2011 - 7:29

La réflexion gaulliste du jour :

Alors que la crise de la dette qui frappe l'Europe menace désormais d'emporter l'Italie et l'ensemble de la zone euro, les décisions adoptées cette nuit au Sommet européen pour sauver la monnaie unique, coûte que coûte, sont économiquement mortelles et, pire, ne régleront rien. Le prix du symbole !

Parmi les mesures prises, tout d'abord celles dirigées vers la Grèce qui croule sous une énorme dette de 350 milliards d'euros. Un effacement de 50% sera-t-il suffisant ? on peut en douter car malgré cette décote, la dette sera réduite au mieux à 110 % ou à 120 % du PIB, ce qui est loin d'être soutenable.

Organiser la faillite de la Grèce pour permettre à la zone euro de survivre : n'ayons pas peur des mots, tel est bien le but de ce sommet.

Or, à ce titre, la recapitalisation des banques européennes, supposée réduire leur surexposition au risque de défaut souverain, est une véritable bombe à retardement puisqu’elle consiste à augmenter leurs fonds propres en empruntant ou se faisant prêter de l'argent. Mais qui pour les financer si la recapitalisation par les Etats est exclue : la plupart ne pouvant augmenter leur capital par elles-mêmes, l'appel au marché boursier est inévitable, avec le risque que cela comporte, de dépendance notamment.

Et Nicolas Sarkozy pourra toujours vainement tenter de nous enfumer en direct à la télévision : ce n'est ni l'accroissement de la capacité du Fonds européen de stabilité financière (porté à 1 000 milliards d'euros, mais dont il faut encore s'assurer qu'il sera soutenu et en mesure de résister à une fièvre spéculative, étant précisé que les marchés attendaient le double !), ni l'appel aux bonnes volontés d'investisseurs externes, en particulier la Chine (quel aveu de faiblesse !) qui résoudra les problèmes structurels à long terme des économies des pays européens, plombées par l'€uro.

Qu'on se le dise, la crise de confiance dans l'€uro ne s'est pas évanouie dans la nuit bruxelloise !

-----------------------

Ajout du 2 Novembre 2011 :

La réflexion gaulliste du jour :

Le référendum sur le nouveau plan de sauvetage de la Grèce, voulu par le premier Ministre grec, Georges Papandreou, pourrait se tenir avant Noël.

Les réactions outragées et quasi unanimes de la classe politique qui se sont succédées hier, tout comme la chute irrationnelle des marchés boursiers, prouvent, une nouvelle fois, que l’Europe se construit contre les peuples. Le souvenir de l'adoption du Traité de Lisbonne est dans toutes les mémoires.

En faisant ce pari démocratique, et même si des considérations de politique intérieure interagissent dans ce choix, la Grèce met l’Europe au pied du mur.

Ce qui est regrettable, c’est que nous n’adoptions pas la même attitude. Car ce n'est que par le rapport de force que nos intérêts nationaux seront respectés dans l'Europe supranationale, ce que de Gaulle avait compris en son temps avec la politique de la chaise vide.

La Grèce est asphyxiée et s’enfonce dans la crise sans perspective. Or, chacun savait pertinemment qu'une décote de 50% sur la dette grecque serait insuffisante. La faillite de la Grèce est déjà une réalité et la mise sous tutelle du pays, une humiliation. La cure d'austérité que doivent subir les Grecs (baisse des salaires et des pensions, hausses d'impôts, privatisation, diminution drastique du nombre de fonctionnaires...) sera un coup de grâce pour beaucoup. Aussi, on comprend qu'ils puissent y réflechir à deux fois avant d'être saignés à vif, pour une utilité toute relative.

La souveraineté n'appartient ni à la technocratie européenne, ni aux oligarchies financières, mais bien au peuple grec et la vérité sortira des urnes. Pourquoi en avoir peur ? celle-ci est souhaitable. La zone euro et plus globalement l'UE ont besoin d'un électrochoc.

Quoiqu'il arrive avec cette consultation référendaire, une chose est sûre : il est faux de croire que l’€uro peut survivre tel qu’il a été conçu et imposé aux européens.

Le dogme politique de la monnaie unique doit laisser la place aux réalités économiques.

-----------------------

Ajout du 3 Novembre 2011 :

La réflexion gaulliste du jour :

La condescendance a atteint son comble hier soir au mini-sommet en marge du G20 à Cannes quand personne n'a daigné accueillir le premier ministre grec, Georges Papandreou.
Attitude détestable en prélude à un odieux chantage à l’égard des Grecs : sur la question qui sera posée lors du référendum (uniquement sur le maintien dans la zone euro) et sur le versement de l’aide (6eme tranche de 8 milliards).

Il ne s'agit, ni plus ni moins, que des méthodes de mafieux destinées à étrangler un peu plus la Grèce si son premier Ministre ne renonce pas à ses velléités démocratiques.

En quoi se tourner vers le peuple pourrait bien constituer une violation des « règles qui fondent le pacte de solidarité » ? inaudible et désorienté, Nicolas Sarkozy en perd sa lucidité !

La zone euro montre la porte de sortie à la Grèce : le peuple grec aurait tort de se priver de la prendre !

Malgré tous les fléaux du monde que l'on promet au berceau de la démocratie, le choc social sera toujours bien moins important que dans l’austérité qu'elle devrait s’imposer pour plusieurs années si elle entendait à tout prix rester dans l’€uro.

-----------------------

Ajout du 4 Novembre 2011 :

La réflexion gaulliste du jour :

Il était écrit que cette folle semaine ne pouvait se terminer sans un énième rebondissement.

La marche arrière du premier Ministre Grec, sous la pression (in)amicale des dirigeants européens, sur la tenue du référendum qu’il avait lui-même annoncé lundi, relève de l'improvisation la plus complète et du cafouillage le plus total.

Stigmatisé, rabaissé et pour ainsi dire racketté à Cannes, par le couple infernal Merkel-Sarkozy, Georges Papandréou ne pouvait rentrer à Athènes qu’en position de faiblesse vis-à-vis de sa majorité.

Rien n'indique d'ailleurs qu'il restera au pouvoir après le vote de confiance de ce soir. Mais ceci est somme toute anecdotique. L'échec est ailleurs.

La dictature des marchés l’a une nouvelle fois emporté au détriment d’un peuple en souffrance, condamné à une rigueur dont il ne verra en réalité jamais la fin.

Mais que suis-je médisant ! tout ceci n’a naturellement pour seul et unique but que le « bonheur des Grecs », comme l’a affirmé hier, toute honte bue, Jean-Claude Juncker, chef de file des ministres des Finances de la zone euro…

Jusqu’à quand est-on encore prêt à accepter la soumission ?

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