Union du Peuple Français

Mouvement gaulliste et républicain
 
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 UPF et DLR : concurrents ou alliés ?

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Tomgu

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MessageSujet: Re: UPF et DLR : concurrents ou alliés ?   Mar 5 Aoû 2008 - 19:12

Bonjour,

Comme on dit en psychiatrie, l'acceptation est le premier pas vers la guérison.

Aussi, NDA ne doit pas être écarté et un rapprochement avec DLR devrait peut-être être (re)tenté.

Bien que les échéances européennes soient proches, je pense que l'adage "wait and see" devrait être mis en pratique. En effet, les rentrées politiques des partis, qui auront lieu à l'automne, risquent de nous en apprendre plus sur les différentes stratégies.
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Cerberux76
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MessageSujet: Re: UPF et DLR : concurrents ou alliés ?   Mar 5 Aoû 2008 - 19:28

Tomgu a écrit:
Bonjour,

Comme on dit en psychiatrie, l'acceptation est le premier pas vers la guérison.

Aussi, NDA ne doit pas être écarté et un rapprochement avec DLR devrait peut-être être (re)tenté.

Qui a retourné sa veste une fois peut très bien le refaire...
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Sébastien
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MessageSujet: Re: UPF et DLR : concurrents ou alliés ?   Mar 5 Aoû 2008 - 19:37

Cerberux76 a écrit:
Qui a retourné sa veste une fois peut très bien le refaire...

... notamment lorsqu'il s'agit de sauver son poste.

Nous avons pu le constater lors du dernier Congrès où certains députés, par crainte de perdre leurs sièges en 2012, ont approuvé les réformes institutionnelles tout en étant contre.

Les postes valent plus que les convictions.

Nous verrons bien ce qu'il se passera en 2012 mais "qui va à la soupe un jour y retourne toujours".

_________________
"Le patriotisme, c'est aimer son pays. Le nationalisme, c'est détester celui des autres" : Charles de Gaulle

"Etre gaulliste, c'est être de gauche et de droite à la fois" : Charles de Gaulle


Dernière édition par Sébastien le Mar 5 Aoû 2008 - 19:50, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: UPF et DLR : concurrents ou alliés ?   Mar 5 Aoû 2008 - 19:50

Moi aussi, "je suis tombé par terre" quand j'ai entendu ses prises de position lors de l'élection présidentielle. *** Modéré - Hors sujet ***

Maintenant, dans notre combat, il faut savoir mettre de côté les vieilles rancunes et savoir faire preuve de modération pour s'unir cheers

Je pense que tout le monde à l'UPF sait très bien qu'en étant divisé, on n'arrivera à rien, juste à pouvoir tenir des discussions de comptoir.
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Cerberux76
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MessageSujet: Re: UPF et DLR : concurrents ou alliés ?   Mar 5 Aoû 2008 - 20:10

Caulaincourt a écrit:
Moi aussi, "je suis tombé par terre" quand j'ai entendu ses prises de position lors de l'élection présidentielle. *** Modéré - Hors sujet ***

Maintenant, dans notre combat, il faut savoir mettre de côté les vieilles rancunes et savoir faire preuve de modération pour s'unir cheers

Je pense que tout le monde à l'UPF sait très bien qu'en étant divisé, on n'arrivera à rien, juste à pouvoir tenir des discussions de comptoir.

C'est tout de même plus que de vieilles rancunes !

Je ne suivrais pas un homme qui est capable de tels revirements !
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MessageSujet: Re: UPF et DLR : concurrents ou alliés ?   Mer 6 Aoû 2008 - 10:30

Tomgu a écrit:
Bonjour,

Comme on dit en psychiatrie, l'acceptation est le premier pas vers la guérison.

Aussi, NDA ne doit pas être écarté et un rapprochement avec DLR devrait peut-être être (re)tenté.

A partir du moment où il fait son mea-culpa et qu'il s'engage à ne pas reproduire les mêmes erreurs, pourquoi pas ?

De plus, il n'y a que ceux qui ne font rien qui ne se trompent pas.

Et, enfin et surtout, est-ce que l'avenir (voire la survie) de la France ne mérite pas qu'on mette un peu d'eau dans notre vin afin de coaliser une force gagnante ?

*** Modéré - Hors sujet ***
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Bureau National F.B.



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MessageSujet: Re: UPF et DLR : concurrents ou alliés ?   Mer 6 Aoû 2008 - 10:34

Wings a écrit:
A partir du moment où il fait son mea-culpa et qu'il s'engage à ne pas reproduire les mêmes erreurs, pourquoi pas ?

De plus, il n'y a que ceux qui ne font rien qui ne se trompent pas.

Et, enfin et surtout, est-ce que l'avenir (voire la survie) de la France ne mérite pas qu'on mette un peu d'eau dans notre vin afin de coaliser une force gagnante ?

*** Modéré - Hors sujet ***

Je vous rejoins mon cher Wings... nous avons tous fait des erreurs, moi le premier dans ma jeunesse...
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MessageSujet: Re: UPF et DLR : concurrents ou alliés ?   Mer 6 Aoû 2008 - 10:51

Bureau National F.B. a écrit:
Je vous rejoins mon cher Wings... nous avons tous fait des erreurs, moi le premier dans ma jeunesse...

Oui mais précisons ma pensée, je ne concois de rapprochement que pour des occasions bien précises, de type élections européennes.

L'idéal serait que DLR adhére et se confédére à l'UPF mais NDA n'acceptera pas d'être un élément parmi d'autres. Donc, des accords ponctuels et circonstanciés pour les grandes causes nationales et pourquoi pas, l'absence de listes face à face au niveau local.

Ainsi, nous pourrions nous entendre sur les grands dossiers vitaux pour la France tout en nous préservant si NDA recommence ses "tergiversations" avec le pouvoir en place.

*** Christof. - La discussion se poursuit dans le sujet : L'alliance entre les souverainistes a-t-elle du plomb dans l’aile ? ***
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Bureau National F.B.



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MessageSujet: Re: UPF et DLR : concurrents ou alliés ?   Mer 6 Aoû 2008 - 10:58

Wings a écrit:
Oui mais précisons ma pensée, je ne concois de rapprochement que pour des occasions bien précises, de type élections européennes.

L'idéal serait que DLR adhére et se confédére à l'UPF mais NDA n'acceptera pas d'être un élément parmi d'autres. Donc, des accords ponctuels et circonstanciés pour les grandes causes nationales et pourquoi pas, l'absence de listes face à face au niveau local.

Ainsi, nous pourrions nous entendre sur les grands dossiers vitaux pour la France tout en nous préservant si NDA recommence ses "tergiversations" avec le pouvoir en place.

*** Christof. - La discussion se poursuit dans le sujet : L'alliance entre les souverainistes a-t-elle du plomb dans l’aile ? ***

Attendons de voir le 23 novembre et ce qui sortira du Congrès de DLR mais je suis en grande partie d'accord avec vous sur la stratégie : au niveau local, il faut créer des listes communes chaque fois que cela est possible.
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MessageSujet: Re: UPF et DLR : concurrents ou alliés ?   Jeu 5 Mar 2009 - 3:14

Pour ma part, je me reconnais dans les valeurs gaullistes mais pas dans la personne de Dupont-Aignan car j'ai attrapé le tournis avec ses changements continuels d'orientation... une fois dans la majorité présidentielle, une fois il n'y est plus !

Bref, je n'y comprenais plus rien ! ou plutôt trop bien...

Il se fait élire à la députation et à la mairie de Yerres grâce au soutien de l'UMP, ça c'est sûr ! c'est pourquoi nous avons fondé l'UPF, confédération basée sur des valeurs mais pas autour d'un homme qui pourrait toujours être tenté de jouer un jeu très personnel...

Au jour d'aujourd’hui, aucune personnalité ne se dégage vraiment... c'est pourquoi nous avons 3 coprésidents.

C'est l'Histoire qui désignera celui qui sera capable de rassembler le peuple français et que nous soutiendrons le jour venu... comme un certain général le 18 juin 1940.
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dadoun

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MessageSujet: Re: UPF et DLR : concurrents ou alliés ?   Sam 27 Juin 2009 - 14:22

Cerberux76 a écrit:
Qui a retourné sa veste une fois peut très bien le refaire...

Ne faudrait-il pas réessayer maintenant de se rapprocher des autres gaullistes au niveau national (DLR) ?
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Chabaniste432



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MessageSujet: Préparer 2012...   Sam 9 Jan 2010 - 13:57

Mesdames, Mesdemoiselles, Messieurs,

Nous venons de changer de décennie, et l'on voit déjà poindre les élections présidentielles de 2012.
Pour beaucoup, le temps qui nous en sépare peut paraître encore bien grand, mais il ne faut jamais oublier que la victoire se prépare tôt.

Le gaullisme nous le savons bien, a une portée universelle et par conséquent les mouvements gaullistes, ont la capacité d'unir, l'Histoire nous l'a montré. Cela tient, à mon avis, à la nature même de la philosophie politique gaullienne, qui est l'héritière des idéaux de laïcité, de liberté, d'égalité et de fraternité que la France a développés depuis la Révolution, auxquels elle marie heureusement un esprit dynamique n'ayant cesse de vouloir placer la France à la tête des puissances économiques, culturelles, etc.

Qui, parmi l'ensemble du peuple français, ne se reconnaitrait pas dans cette noble vision et opinion ?

Or, voyez-vous, je connais dans mon entourage, beaucoup de monde, beaucoup trop de monde qui est gaulliste dans l'âme, mais ne vote pas gaulliste. Certains, proches de Chevènement, votent socialiste sans même en être enthousiastes, d'autres, pis encore, votent UMP.
UMP, vous rendez-vous compte, ce parti qui a noyé le gaullisme dans la tourbière ultralibérale !

D'où ces maux viennent-ils ? la réponse, vous la connaissez tous. Il n'y a que deux partis en France, et ce n'est qu'en eux que l'électorat gaulliste potentiel espère voir survivre des valeurs, en se désunissant ainsi. La réponse pour faire simple, c'est qu'il n'y a plus de grand parti gaulliste en France, depuis la « métamorphose », ou le changement spectaculaire d'orientation du RPR puis de l'UMP durant les dernières années voire décennies.

Mais le gaullisme a une portée éternelle, universelle. Tel le Phénix, il renaîtra de ses cendres ! L'UMP a abandonné la pensée gaullienne ? et bien soit, notre courant politique pourra vivre sans l'UMP, laissons ce dernier aux requins de la finance, aux « traders » et à tous ceux qui veulent ruiner le monde plus vite encore, et reconstruisons un mouvement gaulliste authentique.

Mais le gaullisme, comme tout courant politique, doit être uni pour progresser. Et je me rends compte, non sans une pointe d'amertume, que tous les mouvements gaullistes dont la philosophie et l'action ont toujours tendu à unifier, sont aujourd'hui séparés : UPF, MRC, DLR, etc.
Si l'UMP n'était ainsi qu'un ensemble de groupes non unis, il y a fort à parier que M. Sarkozy ne serait pas président aujourd'hui ! (et puis regardez toutes les divisions entre les socialistes, et mettez-les en relation avec leur échec à la présidentielle de 2007).

Beaucoup de mouvements gaullistes se sont écartés dans le passé du principal parti Debout la République, en raison de l'affiliation qui liait alors le parti à l'UMP. Aujourd'hui nous savons bien que DLR a fait scission avec l'UMP et que c'est un parti véritablement gaulliste et indépendant. Je pense en toute honnêteté que dans la perspective de 2012, l'heure n'est plus à la rivalité ou même à l'indifférence. Si l'on veut voir en 2012 la France redevenir gaulliste, ce qu'elle aurait toujours dû être, et tourner le dos à une droite dégénérée, il est temps de s'unir, que tous les mouvements gaullistes fassent alliance entre eux et avec le parti DLR, pour former un grand parti, conséquent, capable de faire la différence. Je ne vois, personnellement, aucun autre moyen de gagner de l'électorat. Si l'on regarde le passé, on se rend aisément compte que tous les grands partis d'aujourd'hui, ceux qui étouffent tous les autres, sont nés de l'union de petits mouvements frères.

Voilà ce que j'en pense. Après, c'est vous qui voyez.
En ce qui me concerne, je ne suis qu'un sympathisant, je n'ai ma carte dans aucun parti. Je ne fais que vous exposer ma vision des choses.

Bien cordialement,
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dadoun

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MessageSujet: Re: UPF et DLR : concurrents ou alliés ?   Sam 9 Jan 2010 - 16:01

Chabaniste432 a écrit:
Mesdames, Mesdemoiselles, Messieurs,

Nous venons de changer de décennie, et l'on voit déjà poindre les élections présidentielles de 2012.
Pour beaucoup, le temps qui nous en sépare peut paraître encore bien grand, mais il ne faut jamais oublier que la victoire se prépare tôt.

Le gaullisme nous le savons bien, a une portée universelle et par conséquent les mouvements gaullistes, ont la capacité d'unir, l'Histoire nous l'a montré. Cela tient, à mon avis, à la nature même de la philosophie politique gaullienne, qui est l'héritière des idéaux de laïcité, de liberté, d'égalité et de fraternité que la France a développé depuis la Révolution, auxquels elle marie heureusement un esprit dynamique n'ayant cesse de vouloir placer la France à la tête des puissances économiques, culturelles, etc.

Qui, parmi l'ensemble du peuple français, ne se reconnaitrait pas dans cette noble vision et opinion ?

Or, voyez-vous, je connais dans mon entourage, beaucoup de monde, beaucoup trop de monde qui est gaulliste dans l'âme, mais ne vote pas gaulliste. Certains, proches de Chevènement, votent socialiste sans même en être enthousiastes, d'autres, pis encore, votent UMP.
UMP, vous rendez-vous compte, ce parti qui a noyé le gaullisme dans la tourbière ultralibérale !

D'où ces maux viennent-ils ? la réponse, vous la connaissez tous. Il n'y a que deux partis en France, et ce n'est qu'en eux que l'électorat gaulliste potentiel espère voir survivre des valeurs, en se désunissant ainsi. La réponse pour faire simple, c'est qu'il n'y a plus de grand parti gaulliste en France, depuis la « métamorphose », ou le changement spectaculaire d'orientation du RPR puis de l'UMP durant les dernières années voire décennies.

Mais le gaullisme a une portée éternelle, universelle. Tel le Phénix, il renaîtra de ses cendres ! L'UMP a abandonné la pensée gaullienne ? et bien soit, notre courant politique pourra vivre sans l'UMP, laissons ce dernier aux requins de la finance, aux « traders » et à tous ceux qui veulent ruiner le monde plus vite encore, et reconstruisons un mouvement gaulliste authentique.

Mais le gaullisme, comme tout courant politique, doit être uni pour progresser. Et je me rends compte, non sans une pointe d'amertume, que tous les mouvements gaullistes dont la philosophie et l'action ont toujours tendu à unifier, sont aujourd'hui séparés : UPF, MRC, DLR, etc.
Si l'UMP n'était ainsi qu'un ensemble de groupes non unis, il y a fort à parier que M. Sarkozy ne serait pas président aujourd'hui ! (et puis regardez toutes les divisions entre les socialistes, et mettez-les en relation avec leur échec à la présidentielle de 2007).

Beaucoup de mouvements gaullistes se sont écartés dans le passé du principal parti Debout la République, en raison de l'affiliation qui liait alors le parti à l'UMP. Aujourd'hui nous savons bien que DLR a fait scission avec l'UMP et que c'est un parti véritablement gaulliste et indépendant. Je pense en toute honnêteté que dans la perspective de 2012, l'heure n'est plus à la rivalité ou même à l'indifférence. Si l'on veut voir en 2012 la France redevenir gaulliste, ce qu'elle aurait toujours dû être, et tourner le dos à une droite dégénérée, il est temps de s'unir, que tous les mouvements gaullistes fassent alliance entre eux et avec le parti DLR, pour former un grand parti, conséquent, capable de faire la différence. Je ne vois, personnellement, aucun autre moyen de gagner de l'électorat. Si l'on regarde le passé, on se rend aisément compte que tous les grands partis d'aujourd'hui, ceux qui étouffent tous les autres, sont nés de l'union de petits mouvements frères.

Voilà ce que j'en pense. Après, c'est vous qui voyez.
En ce qui me concerne, je ne suis qu'un sympathisant, je n'ai ma carte dans aucun parti. Je ne fais que vous exposer ma vision des choses.

Bien cordialement,

Votre message dit une grande partie de ce que je pense.
Mais certaines choses seraient à revoir.

Pourquoi les différents gaullistes devraient rejoindre DLR et pas par exemple l'UPF ?

La chose que je sais :

Les néogaullistes sont à DLR
Les gaullistes sociaux sont à l'UPF
Les gaullistes orthodoxes dérivent au gré du vent.

Il faudrait que chaque tendance veuille s'unir et ne pas garder leur territoire.
Pas sûr par exemple que NDA soit prêt pour le moment à redevenir un gaulliste connu et reconnu et qui plus est, un chef de file.

Justement, il faudrait aussi le trouver ce leader qui saura tous nous guider.

Oui pour l'union gaullienne, mais il y a encore beaucoup de choses à mettre à plat.
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grossmann



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MessageSujet: éléction présidentielle 2012   Sam 9 Jan 2010 - 16:02

Chabaniste432 a écrit:
Mesdames, Mesdemoiselles, Messieurs,

Nous venons de changer de décennie, et l'on voit déjà poindre les élections présidentielles de 2012.
Pour beaucoup, le temps qui nous en sépare peut paraître encore bien grand, mais il ne faut jamais oublier que la victoire se prépare tôt.

Le gaullisme nous le savons bien, a une portée universelle et par conséquent les mouvements gaullistes, ont la capacité d'unir, l'Histoire nous l'a montré. Cela tient, à mon avis, à la nature même de la philosophie politique gaullienne, qui est l'héritière des idéaux de laïcité, de liberté, d'égalité et de fraternité que la France a développé depuis la Révolution, auxquels elle marie heureusement un esprit dynamique n'ayant cesse de vouloir placer la France à la tête des puissances économiques, culturelles, etc.

Qui, parmi l'ensemble du peuple français, ne se reconnaitrait pas dans cette noble vision et opinion ?

Or, voyez-vous, je connais dans mon entourage, beaucoup de monde, beaucoup trop de monde qui est gaulliste dans l'âme, mais ne vote pas gaulliste. Certains, proches de Chevènement, votent socialiste sans même en être enthousiastes, d'autres, pis encore, votent UMP.
UMP, vous rendez-vous compte, ce parti qui a noyé le gaullisme dans la tourbière ultralibérale !

D'où ces maux viennent-ils ? la réponse, vous la connaissez tous. Il n'y a que deux partis en France, et ce n'est qu'en eux que l'électorat gaulliste potentiel espère voir survivre des valeurs, en se désunissant ainsi. La réponse pour faire simple, c'est qu'il n'y a plus de grand parti gaulliste en France, depuis la « métamorphose », ou le changement spectaculaire d'orientation du RPR puis de l'UMP durant les dernières années voire décennies.

Mais le gaullisme a une portée éternelle, universelle. Tel le Phénix, il renaîtra de ses cendres ! L'UMP a abandonné la pensée gaullienne ? et bien soit, notre courant politique pourra vivre sans l'UMP, laissons ce dernier aux requins de la finance, aux « traders » et à tous ceux qui veulent ruiner le monde plus vite encore, et reconstruisons un mouvement gaulliste authentique.

Mais le gaullisme, comme tout courant politique, doit être uni pour progresser. Et je me rends compte, non sans une pointe d'amertume, que tous les mouvements gaullistes dont la philosophie et l'action ont toujours tendu à unifier, sont aujourd'hui séparés : UPF, MRC, DLR, etc.
Si l'UMP n'était ainsi qu'un ensemble de groupes non unis, il y a fort à parier que M. Sarkozy ne serait pas président aujourd'hui ! (et puis regardez toutes les divisions entre les socialistes, et mettez-les en relation avec leur échec à la présidentielle de 2007).

Beaucoup de mouvements gaullistes se sont écartés dans le passé du principal parti Debout la République, en raison de l'affiliation qui liait alors le parti à l'UMP. Aujourd'hui nous savons bien que DLR a fait scission avec l'UMP et que c'est un parti véritablement gaulliste et indépendant. Je pense en toute honnêteté que dans la perspective de 2012, l'heure n'est plus à la rivalité ou même à l'indifférence. Si l'on veut voir en 2012 la France redevenir gaulliste, ce qu'elle aurait toujours dû être, et tourner le dos à une droite dégénérée, il est temps de s'unir, que tous les mouvements gaullistes fassent alliance entre eux et avec le parti DLR, pour former un grand parti, conséquent, capable de faire la différence. Je ne vois, personnellement, aucun autre moyen de gagner de l'électorat. Si l'on regarde le passé, on se rend aisément compte que tous les grands partis d'aujourd'hui, ceux qui étouffent tous les autres, sont nés de l'union de petits mouvements frères.

Voilà ce que j'en pense. Après, c'est vous qui voyez.
En ce qui me concerne, je ne suis qu'un sympathisant, je n'ai ma carte dans aucun parti. Je ne fais que vous exposer ma vision des choses.

Bien cordialement,

Ce que vous dites est très intéressant et personnellement je suis pour le retour d'un véritable gaullisme dans notre monde politique mais pour pouvoir avoir une chance de réussir, il nous faudrait un leader qui saurait rassembler d'abord la majorité des gaullistes, ensuite tous les français.

Or, pour l'instant, je n'en vois aucun.

Les seuls véritables leaders gaullistes ont été le Général de Gaulle et Chaban Delmas (peut être aussi Philippe Séguin).

PS : DLR n'est pas un parti gaulliste, il serait plutôt un parti néogaulliste ou gaulliste de droite.
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Chabaniste432



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MessageSujet: Re: UPF et DLR : concurrents ou alliés ?   Sam 9 Jan 2010 - 16:40

Ce que vous me dites me rend perplexe.

Pour avoir analysé la question depuis quelques années, j'en étais venu à la conclusion que les néogaullistes étaient parfaitement confondus avec les libéraux, et qu'ils peuplaient tous l'UMP, certainement pas DLR !
J'ai souvent consulté le site de ce parti, et le principal rédacteur (NDA) m'a surtout donné l'impression d'avoir une pensée républicaine. Pourquoi sinon aurait-il quitté l'UMP ?

Je ne vois pas de grandes différences entre les idées défendues par DLR et les vôtres.
Est-ce de la rivalité ? Laughing ou une simple question de vision des choses, d'interprétation...

Sinon pour le reste, je parle de DLR parce que c'est le parti le plus connu aujourd'hui, mais peu importe le nom !
Il y a des courants gaullistes répartis un peu partout dans le paysage politique français (néogaullistes UMPistes exclus), oui il y a des tendances différentes, mais c'est le cas pour tous les courants et pour tous les partis. Et ce n'est pas en faisant cavalier seul ou une guerre des clans que l'on arrive à quelque chose !

Je pense que si ces différents courants, du MRC à DLR (je sais que c'est controversé, mais je ne parle qu'en mon nom) en passant par l'UPF voulaient bien s'unir pour 2012, les chances de l'emporter augmenteraient sensiblement.
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Sébastien
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MessageSujet: Re: UPF et DLR : concurrents ou alliés ?   Sam 9 Jan 2010 - 17:34

Chabaniste432 a écrit:
Ce que vous me dites me rend perplexe.

Pour avoir analysé la question depuis quelques années, j'en étais venu à la conclusion que les néogaullistes étaient parfaitement confondus avec les libéraux, et qu'ils peuplaient tous l'UMP, certainement pas DLR !
J'ai souvent consulté le site de ce parti, et le principal rédacteur (NDA) m'a surtout donné l'impression d'avoir une pensée républicaine. Pourquoi sinon aurait-il quitté l'UMP ?

Je ne vois pas de grandes différences entre les idées défendues par DLR et les vôtres.
Est-ce de la rivalité ? Laughing ou une simple question de vision des choses, d'interprétation...

Sinon pour le reste, je parle de DLR parce que c'est le parti le plus connu aujourd'hui, mais peu importe le nom !
Il y a des courants gaullistes répartis un peu partout dans le paysage politique français (néogaullistes UMPistes exclus), oui il y a des tendances différentes, mais c'est le cas pour tous les courants et pour tous les partis. Et ce n'est pas en faisant cavalier seul ou une guerre des clans que l'on arrive à quelque chose !

Je pense que si ces différents courants, du MRC à DLR (je sais que c'est controversé, mais je ne parle qu'en mon nom) en passant par l'UPF voulaient bien s'unir pour 2012, les chances de l'emporter augmenteraient sensiblement.

Gaullistes sociaux = gaullistes orthodoxes

En ce qui concerne Nicolas Dupont-Aignan, il est en effet l'héritier du néogaullisme, d'ailleurs avez-vous déjà entendu un gaulliste social se dire de droite ?

L'UPF est assez différente de DLR, vous le constaterez vous même en parcourant ce forum et ce n'est pas une question de rivalité mais de divergence sur certains points fondamentaux.

Déjà, la stratégie de DLR qui est de critiquer le gouvernement mais qui, à chaque élection, se rallie à l'UMP.
Je tiens d'ailleurs à signaler que plusieurs membres du bureau de DLR sont encore encartés à l'UMP, certains y occupant même encore des fonctions. A lire le forum De La République, un adhérent DLR a d'ailleurs eu récemment la surprise de recevoir une demande de soutien financier provenant de l'UMP ! Ne vous étonnez donc pas qu'au second tour des élections régionales, dans les endroits où DLR constituera des listes, interviennent des appels à voter ou des fusions avec les listes UMP. L'UPF, quant à elle, est un mouvement totalement indépendant !

Ensuite, au niveau européen, nous avons pu constater (notamment lors des dernières élections européennes) la divergence entre les défenseurs de l'indépendance de la France que nous sommes et les partisans d'une autre façon de construire l'Europe supranationale qu'est DLR.

Sur la participation, DLR ne souhaite que faciliter l'actionnariat salarié, or la participation gaullienne ne repose pas sur cela !

Sur la question des institutions, nous défendons la république gaullienne telle que de Gaulle l'avait dessiné, NDA ne s'est jamais dit "opposé" à une réforme profonde des institutions gaulliennes et a d'ailleurs participé au débat suivant l'allocution de Nicolas Sarkozy au dernier Congrès.

Se rassembler ? mais l'UPF a justement été fondée pour confédérer les mouvements gaullistes et républicains, nous y sommes donc par principe favorables mais sous quelle forme voulez-vous qu'on travaille à ce rassemblement ? s'aligner derrière NDA et DLR ? Non merci, on a déjà donné et on a vu le résultat !

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MessageSujet: Et si enfin le rassemblement se faisait autour de Nicolas Dupont-Aignan   Lun 1 Mar 2010 - 23:26

J'ai parcouru hier soir le sujet d'une vaste discussion autour de Nicolas Dupont-Aignan. J'ai vu des choses encourageantes, je vais essayer de me baser sur ces dernières. Vidons donc une fois pour toute la querelle.

Listons les reproches que vous faites à Nicolas Dupont-Aignan. Pardonnez-moi cette approche quelque peu fastidieuse, mais elle pourrait se révéler utile si la discussion se poursuit dans un esprit que j'espère le plus serein possible. Je vais ensuite bien sûr apporter mes réponses à chaque point.

Il y a d'abord les deux reproches initiaux, qui ont causé le désaccord entre Debout la République et l'Union du Peuple Français :

1) Le fait que Nicolas Dupont-Aignan ait expliqué qu'il voterait, à titre personnel, pour Nicolas Sarkozy au second tour de l'élection présidentielle, contrairement aux engagements qu'il aurait pris (je ne le savais pas, mais je vous fais crédit sur ce point).

2) Le fait que Nicolas Dupont-Aignan ait bénéficié du soutien de la majorité présidentielle lors des élections législatives de 2007, puis ait d'ailleurs voté (il me semble) la confiance au gouvernement Fillon lors de sa constitution.

Notons qu'il s'agit là de reproches concernant la tactique. Viennent ensuite se rajouter un reproche sur le fond :

3) En se définissant comme étant de droite, Nicolas Dupont-Aignan travestirait le gaullisme qui par nature transcenderait le clivage droite-gauche.

Les autres reproches sont, je le crains, tout à fait artificiels et ne reposent sur rien de tangible.
Je me tiens volontiers à votre disposition pour en discuter. Ce post va être suffisamment long pour ne pas l'encombrer.

A ces reproches viennent bien entendu des réponses argumentées. Le plus simple est sans doute de répondre au 1), qui ne pose pas de difficultés particulières.

1) En effet, Nicolas Dupont-Aignan a donné très clairement les raisons pour lesquelles il avait appelé à voter Nicolas Sarkozy : au second tour, il faut choisir entre deux personnalités, entre le programme inepte de Ségolène Royal et celui largement inspiré d'un discours gaulliste (du moins en apparence) de Nicolas Sarkozy, il a choisi. J'ai fait le même choix, avec l'écrasante majorité des Français derrière moi. Le cancer de la démocratie, c'est l'abstention et NDA ne voulait pas donner le mauvais exemple. Troisième explication rationnelle : ce faisant, NDA désamorçait les critiques faisant de lui un antisarkozyste acharné.

Certes, Nicolas Dupont-Aignan n'a pas, visiblement, respecté l'engagement pris. Les trois raisons citées plus haut expliquent pourquoi, d'autant que la situation avait changé : reconnaissons-le, Nicolas Sarkozy a été le porteur d'un espoir de rupture, de renouveau, ayant très largement battu la pauvre Ségolène Royal et un PS complètement désorienté. Il faut aussi dire que pas grand monde à part vous ne s'est formalisé de la rupture de cet engagement dont je n'avais pas, par exemple, personnellement connaissance. Pas de quoi fouetter un chat donc.

Le reproche que vous faites à NDA est d'autant plus mal fondé qu'il me semble que vous êtes nombreux à l'UPF à reprocher à NDA d'avoir, dit-on, pensé à voter François Bayrou qui serait selon vous l'horreur suprême... alors pourtant qu'il ne vaut (selon moi) à peine mieux que les deux autres.

Ce reproche a de toute façon perdu toute pertinence puisque NDA a indiqué, comme c'est souligné sur ce fil, qu'il regrettait d'avoir voté pour Nicolas Sarkozy au second tour. Mais ce n'est toujours pas assez... visiblement, pour certains, il faudrait que NDA se prosterne à terre devant les représentants de l'UPF et baise leurs pieds avant que ces grands seigneurs qui avaient tout compris avant tout le monde ne se décident à accorder leur pardon... Je vais d'ailleurs vous livrer mon sentiment sur ce point : NDA savait lui aussi qu'il n'aurait rien à tirer de Nicolas Sarkozy. Simplement, il a voulu lui laisser sa chance de prouver son inefficacité et son manque de conviction.

2) Concernant le soutien de la majorité présidentielle aux législatives, les mêmes arguments peuvent être opposés. Précisons qu'il s'agit d'un simple soutien de la majorité présidentielle (et non de l'UMP, ce qui en soit est déjà un signe). La raison en est toute simple: l'UMP n'a trouvé personne qui accepterait de se faire ridiculiser comme Hélène Mandroux le sera bientôt (encore que NDA ne suscite, et heureusement, pas autant de rejet que M. Frêche). Rappelons en effet que Nicolas Dupont-Aignan est tout simplement le maire le mieux réélu de France (80% des voix, excusez du peu). NDA a tout simplement voulu montrer qu'il n'était pas un antisarkozyste primaire et qu'il lui laissait sa chance d'appliquer son programme (du moins sa partie d'inspiration gaulliste).

Aujourd'hui, les choses sont d'une clarté que vous ne pouvez plus nier : Nicolas Dupont-Aignan est de toutes ses forces dans l'opposition à Nicolas Sarkozy et tente, par tous ses faibles moyens, de faire barrage aux orientations funestes que ce dernier a choisi pour notre pays. Sa ligne est totalement gaulliste, et d'ailleurs il me semble qu'à epsilon près, les critiques de l'UPF et de DLR contre la politique actuelle se rejoignent, ainsi que les propositions.

Même en admettant que vous ayez raison, en admettant que Nicolas Dupont-Aignan se soit rallié pour "sauver sa place" (ce qui est à mon avis faux, je le répète), le reproche tombe : dans ce cas là, NDA aurait simplement joué un bon tour à Nicolas Sarkozy ! Pour une fois que la politique politicienne jouerait en faveur des gaullistes, je trouve dommage de faire autant la fine bouche !

3) Arrive ainsi le gros morceau... NDA ne serait pas "gaulliste" car il se dirait de droite ! Certes, je ne suis pas un théoricien du gaullisme. J'observe cependant que Nicolas Dupont-Aignan est reconnu unanimement (à part vous) comme gaulliste et respecté (ou moqué) à ce titre. Il faudrait peut-être se poser des questions... on ne peut pas toujours avoir raison contre tout le monde.

Que vous le vouliez ou non, le gaullisme se situe dans une filiation de droite (la fameuse droite bonapartiste). Nombre de valeurs véhiculées par le gaullisme rappelle des aspirations de la droite française (le gaullisme est ainsi avant tout un mouvement de l'ordre, rassemblé derrière un leader charismatique). Les gaullistes siégeaient à droite à l'AN, de Gaulle à son retour aux affaires, a gouverné avec la droite et a été élu contre un candidat de gauche... cela n'empêche en rien que le gaullisme est un mouvement qui transcende ce fameux clivage droite-gauche (en prétendant le dépasser) plus qu'aucun autre auparavant, ce que j'approuve totalement, qu'il a des positions sociales très avancées, une conception du rôle de l'Etat dans l'économie le marquant très à gauche...
Tout cela est vrai, mais la sanction populaire tombe : le gaullisme est majoritairement considéré, et ce encore plus aujourd'hui, comme un mouvement politique de droite plutôt que de gauche. Cela n'empêche pas que certains à gauche se considèrent comme gaulliste, tout comme il existe des personnes de gauche social-démocrate ou libéraux...

A la limite, laissons cette querelle aux théologiens. Ce qui compte, ce sont les positions de NDA. Et elles se situent incontestablement dans la tradition gaulliste sur tous les choix importants, avec des positions sur les services publics par exemple que ne renieraient pas Mélenchon et consorts.

Vous êtes d'autant plus mal placé à l'UPF pour donner des leçons sur ce terrain là, puisque les deux leaders de l'UPF acceptent de se situer sur le clivage droite-gauche. Dans ces conditions, pourquoi refuser cette possibilité à NDA ?

Dans ces conditions, je pense que la position de l'Union du Peuple Français à l'égard de Debout la République doit être reconsidérée.
Je n'appelle pas du tout au ralliement pur et simple de l'UPF à DLR et NDA, ni même à une prise de position en sa faveur (quoique ce serait souhaitable pour le gaullisme). Non, simplement, je souhaiterai que sur internet, des internautes se réclamant de l'UPF cessent de se réclamer de l'Union du Peuple Français, laissant entendre que les gaullistes sont divisés.
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sacajawa

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MessageSujet: Re: UPF et DLR : concurrents ou alliés ?   Lun 1 Mar 2010 - 23:47

Tythan a écrit:
J'ai parcouru hier soir le sujet d'une vaste discussion autour de Nicolas Dupont-Aignan. J'ai vu des choses encourageantes, je vais essayer de me baser sur ces dernières. Vidons donc une fois pour toute la querelle.

Listons les reproches que vous faites à Nicolas Dupont-Aignan. Pardonnez-moi cette approche quelque peu fastidieuse, mais elle pourrait se révéler utile si la discussion se poursuit dans un esprit que j'espère le plus serein possible. Je vais ensuite bien sûr apporter mes réponses à chaque point.

Il y a d'abord les deux reproches initiaux, qui ont causé le désaccord entre Debout la République et l'Union du Peuple Français :

1) Le fait que Nicolas Dupont-Aignan ait expliqué qu'il voterait, à titre personnel, pour Nicolas Sarkozy au second tour de l'élection présidentielle, contrairement aux engagements qu'il aurait pris (je ne le savais pas, mais je vous fais crédit sur ce point).

2) Le fait que Nicolas Dupont-Aignan ait bénéficié du soutien de la majorité présidentielle lors des élections législatives de 2007, puis ait d'ailleurs voté (il me semble) la confiance au gouvernement Fillon lors de sa constitution.

Notons qu'il s'agit là de reproches concernant la tactique. Viennent ensuite se rajouter un reproche sur le fond :

3) En se définissant comme étant de droite, Nicolas Dupont-Aignan travestirait le gaullisme qui par nature transcenderait le clivage droite-gauche.

Les autres reproches sont, je le crains, tout à fait artificiels et ne reposent sur rien de tangible.
Je me tiens volontiers à votre disposition pour en discuter. Ce post va être suffisamment long pour ne pas l'encombrer.

A ces reproches viennent bien entendu des réponses argumentées. Le plus simple est sans doute de répondre au 1), qui ne pose pas de difficultés particulières.

1) En effet, Nicolas Dupont-Aignan a donné très clairement les raisons pour lesquelles il avait appelé à voter Nicolas Sarkozy : au second tour, il faut choisir entre deux personnalités, entre le programme inepte de Ségolène Royal et celui largement inspiré d'un discours gaulliste (du moins en apparence) de Nicolas Sarkozy, il a choisi. J'ai fait le même choix, avec l'écrasante majorité des Français derrière moi. Le cancer de la démocratie, c'est l'abstention et NDA ne voulait pas donner le mauvais exemple. Troisième explication rationnelle : ce faisant, NDA désamorçait les critiques faisant de lui un antisarkozyste acharné.

Certes, Nicolas Dupont-Aignan n'a pas, visiblement, respecté l'engagement pris. Les trois raisons citées plus haut expliquent pourquoi, d'autant que la situation avait changé : reconnaissons-le, Nicolas Sarkozy a été le porteur d'un espoir de rupture, de renouveau, ayant très largement battu la pauvre Ségolène Royal et un PS complètement désorienté. Il faut aussi dire que pas grand monde à part vous ne s'est formalisé de la rupture de cet engagement dont je n'avais pas, par exemple, personnellement connaissance. Pas de quoi fouetter un chat donc.

Le reproche que vous faites à NDA est d'autant plus mal fondé qu'il me semble que vous êtes nombreux à l'UPF à reprocher à NDA d'avoir, dit-on, pensé à voter François Bayrou qui serait selon vous l'horreur suprême... alors pourtant qu'il ne vaut (selon moi) à peine mieux que les deux autres.

Ce reproche a de toute façon perdu toute pertinence puisque NDA a indiqué, comme c'est souligné sur ce fil, qu'il regrettait d'avoir voté pour Nicolas Sarkozy au second tour. Mais ce n'est toujours pas assez... visiblement, pour certains, il faudrait que NDA se prosterne à terre devant les représentants de l'UPF et baise leurs pieds avant que ces grands seigneurs qui avaient tout compris avant tout le monde ne se décident à accorder leur pardon... Je vais d'ailleurs vous livrer mon sentiment sur ce point : NDA savait lui aussi qu'il n'aurait rien à tirer de Nicolas Sarkozy. Simplement, il a voulu lui laisser sa chance de prouver son inefficacité et son manque de conviction.

2) Concernant le soutien de la majorité présidentielle aux législatives, les mêmes arguments peuvent être opposés. Précisons qu'il s'agit d'un simple soutien de la majorité présidentielle (et non de l'UMP, ce qui en soit est déjà un signe). La raison en est toute simple: l'UMP n'a trouvé personne qui accepterait de se faire ridiculiser comme Hélène Mandroux le sera bientôt (encore que NDA ne suscite, et heureusement, pas autant de rejet que M. Frêche). Rappelons en effet que Nicolas Dupont-Aignan est tout simplement le maire le mieux réélu de France (80% des voix, excusez du peu). NDA a tout simplement voulu montrer qu'il n'était pas un antisarkozyste primaire et qu'il lui laissait sa chance d'appliquer son programme (du moins sa partie d'inspiration gaulliste).

Aujourd'hui, les choses sont d'une clarté que vous ne pouvez plus nier : Nicolas Dupont-Aignan est de toutes ses forces dans l'opposition à Nicolas Sarkozy et tente, par tous ses faibles moyens, de faire barrage aux orientations funestes que ce dernier a choisi pour notre pays. Sa ligne est totalement gaulliste, et d'ailleurs il me semble qu'à epsilon près, les critiques de l'UPF et de DLR contre la politique actuelle se rejoignent, ainsi que les propositions.

Même en admettant que vous ayez raison, en admettant que Nicolas Dupont-Aignan se soit rallié pour "sauver sa place" (ce qui est à mon avis faux, je le répète), le reproche tombe : dans ce cas là, NDA aurait simplement joué un bon tour à Nicolas Sarkozy ! Pour une fois que la politique politicienne jouerait en faveur des gaullistes, je trouve dommage de faire autant la fine bouche !

3) Arrive ainsi le gros morceau... NDA ne serait pas "gaulliste" car il se dirait de droite ! Certes, je ne suis pas un théoricien du gaullisme. J'observe cependant que Nicolas Dupont-Aignan est reconnu unanimement (à part vous) comme gaulliste et respecté (ou moqué) à ce titre. Il faudrait peut-être se poser des questions... on ne peut pas toujours avoir raison contre tout le monde.

Que vous le vouliez ou non, le gaullisme se situe dans une filiation de droite (la fameuse droite bonapartiste). Nombre de valeurs véhiculées par le gaullisme rappelle des aspirations de la droite française (le gaullisme est ainsi avant tout un mouvement de l'ordre, rassemblé derrière un leader charismatique). Les gaullistes siégeaient à droite à l'AN, de Gaulle à son retour aux affaires, a gouverné avec la droite et a été élu contre un candidat de gauche... cela n'empêche en rien que le gaullisme est un mouvement qui transcende ce fameux clivage droite-gauche (en prétendant le dépasser) plus qu'aucun autre auparavant, ce que j'approuve totalement, qu'il a des positions sociales très avancées, une conception du rôle de l'Etat dans l'économie le marquant très à gauche...
Tout cela est vrai, mais la sanction populaire tombe : le gaullisme est majoritairement considéré, et ce encore plus aujourd'hui, comme un mouvement politique de droite plutôt que de gauche. Cela n'empêche pas que certains à gauche se considèrent comme gaulliste, tout comme il existe des personnes de gauche social-démocrate ou libéraux...

A la limite, laissons cette querelle aux théologiens. Ce qui compte, ce sont les positions de NDA. Et elles se situent incontestablement dans la tradition gaulliste sur tous les choix importants, avec des positions sur les services publics par exemple que ne renieraient pas Mélenchon et consorts.

Vous êtes d'autant plus mal placé à l'UPF pour donner des leçons sur ce terrain là, puisque les deux leaders de l'UPF acceptent de se situer sur le clivage droite-gauche. Dans ces conditions, pourquoi refuser cette possibilité à NDA ?

Dans ces conditions, je pense que la position de l'Union du Peuple Français à l'égard de Debout la République doit être reconsidérée.
Je n'appelle pas du tout au ralliement pur et simple de l'UPF à DLR et NDA, ni même à une prise de position en sa faveur (quoique ce serait souhaitable pour le gaullisme). Non, simplement, je souhaiterai que sur internet, des internautes se réclamant de l'UPF cessent de se réclamer de l'Union du Peuple Français, laissant entendre que les gaullistes sont divisés.

Heu... scratch

Donc en gros si j'ai bien compris, c'est qu'il faut qu'il n'y ait que "DLR".

L'Union du Peuple Français vous dérange tant que ça ? pourquoi faudrait-il que nous reconsidérions notre position vis à vis de DLR et pas plutôt l'inverse ! auriez-vous tout simplement peur que l'on vous fasse de l'ombre ?

Il me semble bien avoir lu quelque part sur la Toile que, soi-disant, vous respectiez l'UPF, laissez moi rire !!!! lol!
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MessageSujet: Vous m'avez mal compris   Mar 2 Mar 2010 - 9:56

sacajawa a écrit:
Heu... scratch

Donc en gros si j'ai bien compris, c'est qu'il faut qu'il n'y ait que "DLR".

L'Union du Peuple Français vous dérange tant que ça ? pourquoi faudrait-il que nous reconsidérions notre position vis à vis de DLR et pas plutôt l'inverse ! auriez-vous tout simplement peur que l'on vous fasse de l'ombre ?

Il me semble bien avoir lu quelque part sur la Toile que, soi-disant, vous respectiez l'UPF, laissez moi rire !!!! lol!

Ce n'est quand même pas très compliqué à comprendre : jamais je n'ai appellé à la dissolution de l'UPF, ni prétendu que DLR incarnait la seule légitimité gaulliste. Relisez mon dernier paragraphe, il est très clair.

Pour vous répondre franchement, le poids politique respectif de l'UPF et de dlr justifie assez aisément que la seconde n'ait pas à se préoccuper de la première, sans qu'il faille y voir un quelconque manque de respect. Ce qui n'empêche pas certains de ses militants de consacrer du temps aux gaullistes égarés.

En attendant, il faudrait me répondre sur le fond des choses...
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Sébastien
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MessageSujet: Re: UPF et DLR : concurrents ou alliés ?   Mar 2 Mar 2010 - 12:12

Tythan a écrit:
J'ai parcouru hier soir le sujet d'une vaste discussion autour de Nicolas Dupont-Aignan. J'ai vu des choses encourageantes, je vais essayer de me baser sur ces dernières. Vidons donc une fois pour toute la querelle.

Listons les reproches que vous faites à Nicolas Dupont-Aignan. Pardonnez-moi cette approche quelque peu fastidieuse, mais elle pourrait se révéler utile si la discussion se poursuit dans un esprit que j'espère le plus serein possible. Je vais ensuite bien sûr apporter mes réponses à chaque point.

Il y a d'abord les deux reproches initiaux, qui ont causé le désaccord entre Debout la République et l'Union du Peuple Français :

1) Le fait que Nicolas Dupont-Aignan ait expliqué qu'il voterait, à titre personnel, pour Nicolas Sarkozy au second tour de l'élection présidentielle, contrairement aux engagements qu'il aurait pris (je ne le savais pas, mais je vous fais crédit sur ce point).

2) Le fait que Nicolas Dupont-Aignan ait bénéficié du soutien de la majorité présidentielle lors des élections législatives de 2007, puis ait d'ailleurs voté (il me semble) la confiance au gouvernement Fillon lors de sa constitution.

Notons qu'il s'agit là de reproches concernant la tactique. Viennent ensuite se rajouter un reproche sur le fond :

3) En se définissant comme étant de droite, Nicolas Dupont-Aignan travestirait le gaullisme qui par nature transcenderait le clivage droite-gauche.

Les autres reproches sont, je le crains, tout à fait artificiels et ne reposent sur rien de tangible.
Je me tiens volontiers à votre disposition pour en discuter. Ce post va être suffisamment long pour ne pas l'encombrer.

A ces reproches viennent bien entendu des réponses argumentées. Le plus simple est sans doute de répondre au 1), qui ne pose pas de difficultés particulières.

1) En effet, Nicolas Dupont-Aignan a donné très clairement les raisons pour lesquelles il avait appelé à voter Nicolas Sarkozy : au second tour, il faut choisir entre deux personnalités, entre le programme inepte de Ségolène Royal et celui largement inspiré d'un discours gaulliste (du moins en apparence) de Nicolas Sarkozy, il a choisi. J'ai fait le même choix, avec l'écrasante majorité des Français derrière moi. Le cancer de la démocratie, c'est l'abstention et NDA ne voulait pas donner le mauvais exemple. Troisième explication rationnelle : ce faisant, NDA désamorçait les critiques faisant de lui un antisarkozyste acharné.

Certes, Nicolas Dupont-Aignan n'a pas, visiblement, respecté l'engagement pris. Les trois raisons citées plus haut expliquent pourquoi, d'autant que la situation avait changé : reconnaissons-le, Nicolas Sarkozy a été le porteur d'un espoir de rupture, de renouveau, ayant très largement battu la pauvre Ségolène Royal et un PS complètement désorienté. Il faut aussi dire que pas grand monde à part vous ne s'est formalisé de la rupture de cet engagement dont je n'avais pas, par exemple, personnellement connaissance. Pas de quoi fouetter un chat donc.

Le reproche que vous faites à NDA est d'autant plus mal fondé qu'il me semble que vous êtes nombreux à l'UPF à reprocher à NDA d'avoir, dit-on, pensé à voter François Bayrou qui serait selon vous l'horreur suprême... alors pourtant qu'il ne vaut (selon moi) à peine mieux que les deux autres.

Ce reproche a de toute façon perdu toute pertinence puisque NDA a indiqué, comme c'est souligné sur ce fil, qu'il regrettait d'avoir voté pour Nicolas Sarkozy au second tour. Mais ce n'est toujours pas assez... visiblement, pour certains, il faudrait que NDA se prosterne à terre devant les représentants de l'UPF et baise leurs pieds avant que ces grands seigneurs qui avaient tout compris avant tout le monde ne se décident à accorder leur pardon... Je vais d'ailleurs vous livrer mon sentiment sur ce point : NDA savait lui aussi qu'il n'aurait rien à tirer de Nicolas Sarkozy. Simplement, il a voulu lui laisser sa chance de prouver son inefficacité et son manque de conviction.

2) Concernant le soutien de la majorité présidentielle aux législatives, les mêmes arguments peuvent être opposés. Précisons qu'il s'agit d'un simple soutien de la majorité présidentielle (et non de l'UMP, ce qui en soit est déjà un signe). La raison en est toute simple: l'UMP n'a trouvé personne qui accepterait de se faire ridiculiser comme Hélène Mandroux le sera bientôt (encore que NDA ne suscite, et heureusement, pas autant de rejet que M. Frêche). Rappelons en effet que Nicolas Dupont-Aignan est tout simplement le maire le mieux réélu de France (80% des voix, excusez du peu). NDA a tout simplement voulu montrer qu'il n'était pas un antisarkozyste primaire et qu'il lui laissait sa chance d'appliquer son programme (du moins sa partie d'inspiration gaulliste).

Aujourd'hui, les choses sont d'une clarté que vous ne pouvez plus nier : Nicolas Dupont-Aignan est de toutes ses forces dans l'opposition à Nicolas Sarkozy et tente, par tous ses faibles moyens, de faire barrage aux orientations funestes que ce dernier a choisi pour notre pays. Sa ligne est totalement gaulliste, et d'ailleurs il me semble qu'à epsilon près, les critiques de l'UPF et de DLR contre la politique actuelle se rejoignent, ainsi que les propositions.

Même en admettant que vous ayez raison, en admettant que Nicolas Dupont-Aignan se soit rallié pour "sauver sa place" (ce qui est à mon avis faux, je le répète), le reproche tombe : dans ce cas là, NDA aurait simplement joué un bon tour à Nicolas Sarkozy ! Pour une fois que la politique politicienne jouerait en faveur des gaullistes, je trouve dommage de faire autant la fine bouche !

3) Arrive ainsi le gros morceau... NDA ne serait pas "gaulliste" car il se dirait de droite ! Certes, je ne suis pas un théoricien du gaullisme. J'observe cependant que Nicolas Dupont-Aignan est reconnu unanimement (à part vous) comme gaulliste et respecté (ou moqué) à ce titre. Il faudrait peut-être se poser des questions... on ne peut pas toujours avoir raison contre tout le monde.

Que vous le vouliez ou non, le gaullisme se situe dans une filiation de droite (la fameuse droite bonapartiste). Nombre de valeurs véhiculées par le gaullisme rappelle des aspirations de la droite française (le gaullisme est ainsi avant tout un mouvement de l'ordre, rassemblé derrière un leader charismatique). Les gaullistes siégeaient à droite à l'AN, de Gaulle à son retour aux affaires, a gouverné avec la droite et a été élu contre un candidat de gauche... cela n'empêche en rien que le gaullisme est un mouvement qui transcende ce fameux clivage droite-gauche (en prétendant le dépasser) plus qu'aucun autre auparavant, ce que j'approuve totalement, qu'il a des positions sociales très avancées, une conception du rôle de l'Etat dans l'économie le marquant très à gauche...
Tout cela est vrai, mais la sanction populaire tombe : le gaullisme est majoritairement considéré, et ce encore plus aujourd'hui, comme un mouvement politique de droite plutôt que de gauche. Cela n'empêche pas que certains à gauche se considèrent comme gaulliste, tout comme il existe des personnes de gauche social-démocrate ou libéraux...

A la limite, laissons cette querelle aux théologiens. Ce qui compte, ce sont les positions de NDA. Et elles se situent incontestablement dans la tradition gaulliste sur tous les choix importants, avec des positions sur les services publics par exemple que ne renieraient pas Mélenchon et consorts.

Vous êtes d'autant plus mal placé à l'UPF pour donner des leçons sur ce terrain là, puisque les deux leaders de l'UPF acceptent de se situer sur le clivage droite-gauche. Dans ces conditions, pourquoi refuser cette possibilité à NDA ?

Dans ces conditions, je pense que la position de l'Union du Peuple Français à l'égard de Debout la République doit être reconsidérée.
Je n'appelle pas du tout au ralliement pur et simple de l'UPF à DLR et NDA, ni même à une prise de position en sa faveur (quoique ce serait souhaitable pour le gaullisme). Non, simplement, je souhaiterai que sur internet, des internautes se réclamant de l'UPF cessent de se réclamer de l'Union du Peuple Français, laissant entendre que les gaullistes sont divisés.

Lire autant d'inepties c'est incroyable.

1) Les gaullistes siégeaient à la droite du PS, et alors ? cela ne signifie pas pour autant que c'est un mouvement de droite, d'ailleurs les républicains indépendants de Giscard siégeaient à la droite des gaullistes.

2) Comme je te l'ai expliqué de vive voix, mais apparemment tu n'as rien retenu, le gaullisme est un dérivé de la démocratie chrétienne. Le premier parti à utiliser la croix de Lorraine était le MRP, et ne viens pas affirmer que le MRP et les démocrates chrétiens étaient de droite. C'est le centre, point final. Je t'invite d'ailleurs, comme je l'ai déjà fait maintes fois sur ce forum, à aller sur le site de Laurent de Boissieu qui va te renseigner sur des choses que, visiblement, tu ne connais pas sur l'Histoire du gaullisme et des gaullistes :

3) Le discours de Sarkozy, gaulliste ? tu rigoles là, j'espère ? son discours n'était en rien gaulliste et Guaino, qui a trahi depuis longtemps notre famille politique, n'est en rien une caution du gaullisme de Sarkozy. Faire adopter le TCE par la force via le Parlement, donc renier à la fois la souveraineté démocratique du peuple français et la souveraineté nationale de la France n'a rien de gaulliste ; orienter notre politique nationale vers un rapprochement avec l'atlantisme n'a rien de gaulliste ; travestir nos institutions et permettre au président de la République de venir devant le Parlement n'a rien de gaulliste ; revenir sur les grandes avancées sociales dont la grande majorité ont été faites par le général de Gaulle n'a définitivement rien de gaulliste.

Et pourtant, Sarkozy avait annoncé tout cela dans son programme, ce que nous avions dénoncé avec force :

Si NDA le savait lui aussi, c'est d'autant plus grave car cela voudrait dire que, par stratégie politicienne, il a joué avec le destin de la France.

Et ne vient pas me répondre à nouveau que si l'UPF n'était pas pour Sarkozy, c'est forcement que notre confédération était pour Royal, ce qui est totalement faux et même stupide de penser de façon aussi binaire que dès lors que l'on n'est pas pour quelqu'un, c'est que l'on est pour son adversaire.

Pour ce qui est du fait que DLR combat l'UMP, je te donne rendez-vous après le premier tour des régionales et on en reparlera alors un peu plus longuement.

Notre voix dérange donc il faut la faire taire et que l'on reste dans notre coin. Désolé, mais nous allons encore une fois te décevoir car nous ne sommes pas prêts de garder le silence.

_________________
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MessageSujet: Re: UPF et DLR : concurrents ou alliés ?   Mar 2 Mar 2010 - 12:33

Sébastien a écrit:
Lire autant d'inepties c'est incroyable.

1) Les gaullistes siégeaient à la droite du PS, et alors ? cela ne signifie pas pour autant que c'est un mouvement de droite, d'ailleurs les républicains indépendants de Giscard siégeaient à la droite des gaullistes.

2) Comme je te l'ai expliqué de vive voix, mais apparemment tu n'as rien retenu, le gaullisme est un dérivé de la démocratie chrétienne. Le premier parti à utiliser la croix de Lorraine était le MRP, et ne viens pas affirmer que le MRP et les démocrates chrétiens étaient de droite. C'est le centre, point final. Je t'invite d'ailleurs, comme je l'ai déjà fait maintes fois sur ce forum, à aller sur le site de Laurent de Boissieu qui va te renseigner sur des choses que, visiblement, tu ne connais pas sur l'Histoire du gaullisme et des gaullistes :

3) Le discours de Sarkozy, gaulliste ? tu rigoles là, j'espère ? son discours n'était en rien gaulliste et Guaino, qui a trahi depuis longtemps notre famille politique, n'est en rien une caution du gaullisme de Sarkozy. Faire adopter le TCE par la force via le Parlement, donc renier à la fois la souveraineté démocratique du peuple français et la souveraineté nationale de la France n'a rien de gaulliste ; orienter notre politique nationale vers un rapprochement avec l'atlantisme n'a rien de gaulliste ; travestir nos institutions et permettre au président de la République de venir devant le Parlement n'a rien de gaulliste ; revenir sur les grandes avancées sociales dont la grande majorité ont été faites par le général de Gaulle n'a définitivement rien de gaulliste.

Et pourtant, Sarkozy avait annoncé tout cela dans son programme, ce que nous avions dénoncé avec force :

Si NDA le savait lui aussi, c'est d'autant plus grave car cela voudrait dire que, par stratégie politicienne, il a joué avec le destin de la France.

Et ne vient pas me répondre à nouveau que si l'UPF n'était pas pour Sarkozy, c'est forcement que notre confédération était pour Royal, ce qui est totalement faux et même stupide de penser de façon aussi binaire que dès lors que l'on n'est pas pour quelqu'un, c'est que l'on est pour son adversaire.

Pour ce qui est du fait que DLR combat l'UMP, je te donne rendez-vous après le premier tour des régionales et on en reparlera alors un peu plus longuement.

Notre voix dérange donc il faut la faire taire et que l'on reste dans notre coin. Désolé, mais nous allons encore une fois te décevoir car nous ne sommes pas prêts de garder le silence.

Rien à redire sur ce que dit Sébastien sur notre président de la République.
Je suis aussi d'accord avec vous sur le fait que l'UPF n'est pas plus affilié au PS qu'à l'UMP.

La seule chose qui m'étonne et je vais le redire moi aussi, même si beaucoup d'autres gaullistes l'ont écrit avant moi, nous souhaitons un grand parti gaulliste, mais pourquoi décider tout de suite que Dupont-Aignan est le personnage charismatique qui doit être le représentant des gaullistes du XXIème siècle !

Pourquoi NDA en personne n'est-il pas venu rencontrer et discuter, on peut même dire se justifier, par rapport à ce que les dirigeants de l'UPF peuvent lui reprocher ?

Une ultime question, où est le successeur de notre général ? pour le moment pas un homme n'a, à mes yeux, sa stature.
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MessageSujet: J'attends toujours une réponse   Mar 2 Mar 2010 - 12:55

Sébastien a écrit:
Lire autant d'inepties c'est incroyable.

1) Les gaullistes siégeaient à la droite du PS, et alors ? cela ne signifie pas pour autant que c'est un mouvement de droite, d'ailleurs les républicains indépendants de Giscard siégeaient à la droite des gaullistes.

2) Comme je te l'ai expliqué de vive voix, mais apparemment tu n'as rien retenu, le gaullisme est un dérivé de la démocratie chrétienne. Le premier parti à utiliser la croix de Lorraine était le MRP, et ne viens pas affirmer que le MRP et les démocrates chrétiens étaient de droite. C'est le centre, point final. Je t'invite d'ailleurs, comme je l'ai déjà fait maintes fois sur ce forum, à aller sur le site de Laurent de Boissieu qui va te renseigner sur des choses que, visiblement, tu ne connais pas sur l'Histoire du gaullisme et des gaullistes :

3) Le discours de Sarkozy, gaulliste ? tu rigoles là, j'espère ? son discours n'était en rien gaulliste et Guaino, qui a trahi depuis longtemps notre famille politique, n'est en rien une caution du gaullisme de Sarkozy. Faire adopter le TCE par la force via le Parlement, donc renier à la fois la souveraineté démocratique du peuple français et la souveraineté nationale de la France n'a rien de gaulliste ; orienter notre politique nationale vers un rapprochement avec l'atlantisme n'a rien de gaulliste ; travestir nos institutions et permettre au président de la République de venir devant le Parlement n'a rien de gaulliste ; revenir sur les grandes avancées sociales dont la grande majorité ont été faites par le général de Gaulle n'a définitivement rien de gaulliste.

Et pourtant, Sarkozy avait annoncé tout cela dans son programme, ce que nous avions dénoncé avec force :

Si NDA le savait lui aussi, c'est d'autant plus grave car cela voudrait dire que, par stratégie politicienne, il a joué avec le destin de la France.

Et ne vient pas me répondre à nouveau que si l'UPF n'était pas pour Sarkozy, c'est forcement que notre confédération était pour Royal, ce qui est totalement faux et même stupide de penser de façon aussi binaire que dès lors que l'on n'est pas pour quelqu'un, c'est que l'on est pour son adversaire.

Pour ce qui est du fait que DLR combat l'UMP, je te donne rendez-vous après le premier tour des régionales et on en reparlera alors un peu plus longuement.

Notre voix dérange donc il faut la faire taire et que l'on reste dans notre coin. Désolé, mais nous allons encore une fois te décevoir car nous ne sommes pas prêts de garder le silence.

Vous direz ce que vous voudrez, mais personne ne m'a encore répondu.

J'avais fait un effort notable pour ne blesser personne et m'expliquer sereinement. Et déjà, vous tombez dans l'anathème en qualifiant ce que j'ai expliqué "d'inepties" et autres gracieusetés. Vous en rajoutez encore en insinuant que DLR pourrait vendre quoi que ce soit de ses idées, ce qui n'est absolument pas le cas.

1) et 2) Le gaullisme, que vous le vouliez ou non, (même si c'est une généralisation qui est, et vous avez raison sur ce point, fausse), est assimilé à un mouvement de droite, et ni Laurent de Boissieu ni les gaullistes "de gauche" (qui condamne d'ailleurs la querelle que vous intentez à DLR) n'y peuvent rien. C'est comme ça, c'est un fait. On peut le déplorer, mais c'est ainsi, il faut vous y faire. Moi, je me contrefous pas mal de ce clivage droite gauche qui ne rime plus à rien et je vous invite à en faire de même : c'est quand même le minimum pour ceux qui prétendent le dépasser. Je m'intéresse aux seuls programmes et je choisis celui qui me paraît le plus conforme à l'intérêt général.

Après bien sûr, que le gaullisme soit d'inspiration chrétienne démocrate certes, mais également bonapartiste et bien d'autres... c'est là justement l'une des plus grandes force du gaullisme. A la limite, quelle est l'importance de ce clivage absurde sur bien des points ? ce qui compte, ce sont les idées défendues par DLR ou par l'UPF, pas la qualification gauche/droite/transcourant de toute façon imparfaite !

Le reste de tes observations est à l'avenant :

3) Ainsi, le soutien du bout des lèvres de NDA n'a en rien aidé Nicolas Sarkozy qui avait déjà gagné. Par ailleurs, donner sa confiance à un responsable politique afin qu'il applique la partie gaulliste de son programme n'est en rien un acte méprisable, même si l'on sait que cette confiance a peu de chance d'être honorée. Rappelons d'ailleurs que dans son communiqué, NDA parlait clairement du traité de Lisbonne dont il disait qu'il lutterait contre la ratification.

Après, c'est un peu le désordre, tu reviens sur le 1) et 2). Que tu le veuilles ou non, au second tour, c'est un choix entre deux personnes. C'est un choix binaire, qui ne veut bien sûr pas forcément dire que l'on soutient l'autre : ce n'est pas parce que NDA ou moi-même avons voté Sarkozy que nous le soutenons !

J'attends toujours des réponses pertinentes à mes trois points, qui justifient, je le pense, que l'UPF reconsidère sa position envers NDA. Encore une fois, je ne demande aucunement un ralliement ou une adhésion, mais une simple neutralité. Que des personnes se réclamant de l'UPF cesse de déverser leur bile contre NDA, c'est tout ce que je réclame. Est-ce trop demander ?

Votre voix, tant qu'elle reste dans l'esprit gaulliste, ne me dérange absolument pas, au contraire même. *** Modéré - Inutile ***

dadoun a écrit:
La seule chose qui m'étonne et je vais le redire moi aussi, même si beaucoup d'autres gaullistes l'ont écrit avant moi, nous souhaitons un grand parti gaulliste, mais pourquoi décider tout de suite que Dupont-Aignan est le personnage charismatique qui doit être le représentant des gaullistes du XXIème siècle !

Personne n'a jamais dit que NDA était un tel personnage, il n'a jamais eu cette prétention. *** Modéré - Hors sujet ***

dadoun a écrit:
Pourquoi NDA en personne n'est-il pas venu rencontrer et discuter, on peut même dire se justifier, par rapport à ce que les dirigeants de l'UPF peuvent lui reprocher ?

Tout simplement parce que NDA est un homme extrêmement occupé qui n'a matériellement pas le temps de venir chercher une à une les voix égarées. Mais ne vous plaignez pas, je vous consacre de mon temps pour y remédier !
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MessageSujet: Re: UPF et DLR : concurrents ou alliés ?   

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UPF et DLR : concurrents ou alliés ?
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