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 L'UDI ou quand de faux radicaux revendiquent le leadership centriste

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Sébastien
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MessageSujet: L'UDI ou quand de faux radicaux revendiquent le leadership centriste   Lun 22 Oct 2012 - 15:54

Ledru-Rollin, Léon Gambetta, Jules Simon, Léon Bourgeois, Emile Combes, Camille Pelletan, Joseph Caillaux, Edouard Herriot, Edouard Daladier, Jean Zay, Pierre Mendès-France tomberaient de haut en voyant ce que ce bon vieux Parti Radical qu'ils ont incarné et animé est devenu.

Bien loin du solidarisme défini par Léon Bourgeois ; de la loi sur la laïcité d'Emile Combes ; de la création de l'impôt sur le revenu par Joseph Caillaux, le Parti Radical dit "Valoisien" n'a cessé de défendre des politiques de droite antisociale, libérale -fondée sur la baisse des impôts sur les hauts revenus- et communautariste à mille lieux de l'universalisme et de la laïcité qu'a toujours défendu le radicalisme.

Il est bien loin les temps du cartel des gauches, du Front populaire ou du Front républicain de Mendès-France. Aujourd'hui ces radicaux se définissent de "centre-droit", occultant de fait que le parti dont ils se sont emparés est historiquement un parti de "centre-gauche", comme l'a toujours été le radicalisme en France.

Toute cette dérive du bon vieux Parti Radical ne date pas d'hier, mais de l'avènement à sa tête d'un homme dont le statut de patron de presse devait servir à relancer un parti moribond. Jean-Jacques Servan-Schreiber se mit dès lors pour objectif de transformer à terme un parti réformiste, donc de centre gauche, en un parti réformateur, donc de droite libérale, devenant de fait l'équivalent du Parti Radical-Démocratique Suisse qui n'a strictement rien à voir avec le radicalisme français.

Cette dérive droitière fut également aidée par le départ de l'aile réellement radical-socialiste du parti qui décida de le quitter afin de rester dans la traditionnelle alliance de toutes les gauches. Dès lors, tous ces étrangers venus de droite réussirent, sans opposition, ce travestissement qui fut scellé une bonne fois pour toute lors de la fondation de l'UDF et leur soutien depuis 1974 à un homme de droite, Valéry Giscard d'Estaing.

Le mot "Radical" ne fut plus alors que le nom du parti et non plus la doctrine ou philosophie appliquée. Les Valoisiens se sont emparés de la maison mais les Radicaux de Gauche ont gardé les meubles !

"Le Centre Pour la Droite"

C’est donc ainsi, qu’hier, le faux radical Jean-Louis Borloo a officiellement lancé l'UDI "Union des Démocrates et Indépendants" se targuant d’être le nouveau parti "centriste" mais n'étant en fait que l'héritier de l'UDF giscardienne, soit un fourre tout de toutes les droites orléanistes et conservatrices, allant de la Gauche Moderne (qui n'a de gauche que le nom) au CNI qui se voulait être la passerelle entre l'UMP et le FN !

La grande messe d'hier fut même l'occasion de revoir Giscard d'Estaing ou Veil grâce à qui, et sans besoin de la Delorean du film "Retour vers le Futur", nous avons pu faire un saut de 35 ans dans le passé pour suivre l'inauguration d'un parti qui se réclame être celui de l'avenir !!!!!

Se déclarant comme étant un allié systématique de l'UMP, l'UDI n'a donc rien du parti indépendant dont il se réclame haut et fort...

S'autoproclamant de fait "leader des centristes" -dont il ignore le sens du mot- Jean-Louis Borloo se rêve un destin national, pas de celui de président de la République bien évidemment étant donné qu'il sait et accepte de n'être qu'un second couteau de droite, mais bien le rêve de finir à Matignon. L'UDI, qui se veut donc plus large qu'un Parti Radical valoisien devenu parti de notables sans troupes, doit lui servir de tremplin pour atteindre cet objectif. Les convictions étant finalement que secondaires, mais de convictions, Jean-Louis Borloo comme tous ses amis de l'UDI, en ont-ils vraiment ?

Ne doutons pas que la création de ce mouvement permettra à l'UMP de se radicaliser dans le but de capter l'électorat d'un FN devenu plus gênant que jamais, sans pour autant risquer de perdre son électorat plus modéré lors des élections, le but de la fondation de l'UDI étant justement de retenir ces modérés dans le giron de cette alliance des droites !

Ils auront beau essayer mais rien n'y fera : le vrai radicalisme restera bien au PRG et le vrai centre restera bien au MoDem. Entre le "Centre Pour la France" et le "Centre Pour la Droite", il y a bien une réelle différence de vue !

Souhaitons quand même bonne chance à l'UDI dont l'objectif est en fait d'avoir le plus d'élus possible pour défendre le programme et la politique de l'UMP ...et d'avoir une espérance de vie supérieure à celle de l'ARES !!!!!

_________________
"Le patriotisme, c'est aimer son pays. Le nationalisme, c'est détester celui des autres" : Charles de Gaulle

"Etre gaulliste, c'est être de gauche et de droite à la fois" : Charles de Gaulle
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dadoun

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MessageSujet: Re: L'UDI ou quand de faux radicaux revendiquent le leadership centriste   Ven 26 Oct 2012 - 12:42

Sébastien a écrit:
Ledru-Rollin, Léon Gambetta, Jules Simon, Léon Bourgeois, Emile Combes, Camille Pelletan, Joseph Caillaux, Edouard Herriot, Edouard Daladier, Jean Zay, Pierre Mendès-France tomberaient de haut en voyant ce que ce bon vieux Parti Radical qu'ils ont incarné et animé est devenu.

Bien loin du solidarisme défini par Léon Bourgeois ; de la loi sur la laïcité d'Emile Combes ; de la création de l'impôt sur le revenu par Joseph Caillaux, le Parti Radical dit "Valoisien" n'a cessé de défendre des politiques de droite antisociale, libérale -fondée sur la baisse des impôts sur les hauts revenus- et communautariste à mille lieux de l'universalisme et de la laïcité qu'a toujours défendu le radicalisme.

Il est bien loin les temps du cartel des gauches, du Front populaire ou du Front républicain de Mendès-France. Aujourd'hui ces radicaux se définissent de "centre-droit", occultant de fait que le parti dont ils se sont emparés est historiquement un parti de "centre-gauche", comme l'a toujours été le radicalisme en France.

Toute cette dérive du bon vieux Parti Radical ne date pas d'hier, mais de l'avènement à sa tête d'un homme dont le statut de patron de presse devait servir à relancer un parti moribond. Jean-Jacques Servan-Schreiber se mit dès lors pour objectif de transformer à terme un parti réformiste, donc de centre gauche, en un parti réformateur, donc de droite libérale, devenant de fait l'équivalent du Parti Radical-Démocratique Suisse qui n'a strictement rien à voir avec le radicalisme français.

Cette dérive droitière fut également aidée par le départ de l'aile réellement radical-socialiste du parti qui décida de le quitter afin de rester dans la traditionnelle alliance de toutes les gauches. Dès lors, tous ces étrangers venus de droite réussirent, sans opposition, ce travestissement qui fut scellé une bonne fois pour toute lors de la fondation de l'UDF et leur soutien depuis 1974 à un homme de droite, Valéry Giscard d'Estaing.

Le mot "Radical" ne fut plus alors que le nom du parti et non plus la doctrine ou philosophie appliquée. Les Valoisiens se sont emparés de la maison mais les Radicaux de Gauche ont gardé les meubles !

"Le Centre Pour la Droite"

C’est donc ainsi, qu’hier, le faux radical Jean-Louis Borloo a officiellement lancé l'UDI "Union des Démocrates et Indépendants" se targuant d’être le nouveau parti "centriste" mais n'étant en fait que l'héritier de l'UDF giscardienne, soit un fourre tout de toutes les droites orléanistes et conservatrices, allant de la Gauche Moderne (qui n'a de gauche que le nom) au CNI qui se voulait être la passerelle entre l'UMP et le FN !

La grande messe d'hier fut même l'occasion de revoir Giscard d'Estaing ou Veil grâce à qui, et sans besoin de la Delorean du film "Retour vers le Futur", nous avons pu faire un saut de 35 ans dans le passé pour suivre l'inauguration d'un parti qui se réclame être celui de l'avenir !!!!!

Se déclarant comme étant un allié systématique de l'UMP, l'UDI n'a donc rien du parti indépendant dont il se réclame haut et fort...

S'autoproclamant de fait "leader des centristes" -dont il ignore le sens du mot- Jean-Louis Borloo se rêve un destin national, pas de celui de président de la République bien évidemment étant donné qu'il sait et accepte de n'être qu'un second couteau de droite, mais bien le rêve de finir à Matignon. L'UDI, qui se veut donc plus large qu'un Parti Radical valoisien devenu parti de notables sans troupes, doit lui servir de tremplin pour atteindre cet objectif. Les convictions étant finalement que secondaires, mais de convictions, Jean-Louis Borloo comme tous ses amis de l'UDI, en ont-ils vraiment ?

Ne doutons pas que la création de ce mouvement permettra à l'UMP de se radicaliser dans le but de capter l'électorat d'un FN devenu plus gênant que jamais, sans pour autant risquer de perdre son électorat plus modéré lors des élections, le but de la fondation de l'UDI étant justement de retenir ces modérés dans le giron de cette alliance des droites !

Ils auront beau essayer mais rien n'y fera : le vrai radicalisme restera bien au PRG et le vrai centre restera bien au MoDem. Entre le "Centre Pour la France" et le "Centre Pour la Droite", il y a bien une réelle différence de vue !

Souhaitons quand même bonne chance à l'UDI dont l'objectif est en fait d'avoir le plus d'élus possible pour défendre le programme et la politique de l'UMP ...et d'avoir une espérance de vie supérieure à celle de l'ARES !!!!!

Ce que vous dites est bien pensé, mais à titre personnel et étant gaulliste, je ne me reconnais pas dans un mouvement du centre.

L'U.D.I est trop à droite, le MoDem balance trop pour moi aussi : une fois à droite et après à gauche.

Franchement, vivement qu'il y ait un vrai parti du centre ou gaulliste, car actuellement c'est le vide dans cet espace.
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Sébastien
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MessageSujet: Re: L'UDI ou quand de faux radicaux revendiquent le leadership centriste   Ven 26 Oct 2012 - 14:51

dadoun a écrit:
Ce que vous dites est bien pensé, mais à titre personnel et étant gaulliste, je ne me reconnais pas dans un mouvement du centre.

L'U.D.I est trop à droite, le MoDem balance trop pour moi aussi : une fois à droite et après à gauche.

Franchement, vivement qu'il y ait un vrai parti du centre ou gaulliste, car actuellement c'est le vide dans cet espace.

Il ne s'agit pas avec ce texte de faire la promotion d'un quelconque mouvement ou courant mais d'expliquer, sur le terme historique, les idéologies politiques.

Le centre, c'est comme le gaullisme, beaucoup s'en réclament sans savoir de quoi il s'agit.

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