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 Les aveux de Cahuzac : un séisme politique à l'impact désastreux

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Christof.
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MessageSujet: Les aveux de Cahuzac : un séisme politique à l'impact désastreux   Mar 2 Avr 2013 - 21:27

Communiqué du Bureau National de l'UPF du 2 avril 2013

Voici dans son intégralité le communiqué du Bureau National de l'UPF concernant l'affaire Cahuzac :

S’il n’est pas question pour l’Union du Peuple Français de hurler avec les loups et d’accabler Jérôme Cahuzac, mis en examen ce mardi 2 avril pour blanchiment de fraude fiscale, ses aveux sur la possession de comptes à l’étranger prouvent, à tout le moins, que l’exemplarité tellement prônée par François Hollande n’est pas une vertu politique innée.

Aristote ne disait-il pas que « quand il s'agit de vertu, il n'est pas suffisant de savoir ; il faut encore la posséder et la pratiquer » ?

Mais surtout, comment accepter qu’un ministre puisse mentir aussi ouvertement à la représentation nationale ?

Car au-delà de constituer une faute morale, dénoncée par le chef de l’Etat, c’est aussi et surtout une incroyable et impardonnable faute politique qui fragilise durablement le gouvernement et entame gravement l’autorité du premier Ministre.

Le doute s’instille dans l’esprit des Français sur qui connaissait la réalité de l'existence de ces comptes et il n’est pas prêt d’être levé de sitôt.

Ce soir, plus que jamais, il apparait nécessaire de prendre des mesures drastiques afin de moraliser la vie politique car, sans cela, il ne faudra pas s’étonner que l’extrême-droite populiste capitalise sur le rejet d’une classe politique apparemment très malade...

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Ajout du 4 Avril 2013 :

La réflexion gaulliste du jour :

Les réponses apportées hier par le président de la République lors d’une allocution enregistrée pour éteindre l’incendie de la crise politique ouverte par l’affaire Cahuzac sont nettement insuffisantes et ne résoudront rien.

D’une part, car les mesures en elles-mêmes sont inapplicables (l’inéligibilité automatique est anticonstitutionnelle et la lutte contre les conflits d’intérêts par le contrôle du patrimoine des ministres est difficilement vérifiable et sanctionnable, preuve s’il en est la charte de déontologie signée… par Jérôme Cahuzac lors de son entrée en fonction au gouvernement) ou déjà actées depuis longtemps (la réforme du Conseil supérieur de la magistrature a été présentée en Conseil des ministres le 13 mars).

D’autre part, parce que ces décisions et le discours du chef de l’Etat ne sont pas à la hauteur de la situation.

En effet, qui peut croire à la fable selon laquelle personne n’était au courant au sommet de l’Etat ? une fois les révélations faites par Médiapart, Bercy pouvait (et aurait du) savoir ; la Direction Centrale du Renseignement Intérieur également. C’était leur devoir de vérifier de telles informations de la manière la plus complète possible. La France dispose des moyens et des accords de coopération nécessaires pour le faire. Alors, s’il ne nous appartient pas ici d’accuser de forfaiture tel ou tel ministre, force est de constater que certains ont fait preuve d'une omission coupable.

Il revient maintenant à François Hollande de prendre ses responsabilités s’il ne veut pas plomber définitivement son quinquennat (c’est quand même lui qui a nommé Jérôme Cahuzac au Budget).

Et on ne voit donc pas comment il pourra, à terme, faire l’économie de demander la démission de Pierre Moscovici, ministre de tutelle de Jérôme Cahuzac. C’est vraiment le minimum que l’on est en droit d’attendre dans une « République exemplaire ».

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Ajout du 9 Avril 2013 :

La réflexion gaulliste du jour :

Depuis une semaine - comme si l’affaire Cahuzac était le premier scandale qui ébranlait la République - l’obsession de la transparence agite le petit monde politique.

Ainsi, un projet de loi sur la moralisation de la vie publique sera présenté le 24 avril en Conseil des ministres et lesdits ministres devront rendre public leur patrimoine dès lundi prochain. Mais à croire qu’une récompense est promise au ministre qui publiera en premier l’état de son patrimoine, chacun y va de son « tweet » ou d’une publication sur son blog depuis quelques heures.

S’il est certain que les citoyens ont le droit d'être informés et que l’opacité n’est pas un gage de démocratie, que faut-il réellement penser de ce déballage malsain qui va jusqu’à la confession sur les plateaux de télévision, à l’image de François Fillon hier au 20 heures de France 2 ?

Le marasme dans lequel s’est enlisée la classe politique dans son ensemble trouve ses causes profondes dans le renversement des valeurs de la société. Aujourd’hui la réussite d’un individu se mesure à l’aune exclusive de sa réussite financière et la culture de la cupidité est partout. Jérôme Cahuzac n’est pas un cas isolé, il est simplement le révélateur d’une certaine mentalité au sein d’une oligarchie qui se croit au dessus des lois.

Et l'unique moyen de rétablir la confiance et de retrouver un semblant de crédibilité n’est certainement pas que nos élus se mettent à nus devant nous en ouvrant la chasse aux riches mais plutôt que le politique reprenne le pouvoir aux mains de la finance à laquelle il s’est livré dans un grand renoncement.

Car ce que les Français attendent de leurs représentants, ce n’est pas qu’ils soient pauvres et désintéressés mais qu’ils agissent concrètement et qu’ils pèsent sur le cours des choses. En somme, qu’ils fassent ce pour quoi ils ont été élus.

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Ajout du 11 Avril 2013 :

La réflexion gaulliste du jour :

Les semaines se suivent et se ressemblent… à l’issue du Conseil des ministres, François Hollande est intervenu hier en direct pour annoncer son petit catalogue de mesures censées permettre de lutter efficacement contre la fraude et la corruption.

L’image peut paraître cruelle mais le président n’a jamais ressemblé autant qu’hier à un sage rond-de-cuir incapable de faire des choix.

Car les propositions dévoilées sont tout sauf de vraies avancées.

 La Haute Autorité qui serait chargée du contrôle des déclarations de patrimoine et d’intérêts des élus existe déjà depuis 1988 à travers la Commission pour la transparence financière de la vie politique qu’il suffirait de doter d’un vrai pouvoir coercitif, d’enquête et d’investigation, pour qu’elle remplisse efficacement son rôle,

 Le parquet financier ne sera que la transposition nationale des Juridictions interrégionales spécialisées (JIRS) en matière de délinquance financière et de criminalité organisée qui méritent de recevoir davantage de moyens et des effectifs conséquents plutôt qu’un chapeautage à l'utilité contestable,

 Enfin, la lutte contre les paradis fiscaux est une croisade sur laquelle Nicolas Sarkozy s'est déjà cassé les dents. Ce qui ne signifie pas qu'il ne faut pas remettre du coeur à l'ouvrage.
Mais contraindre les banques françaises à un exercice de transparence sur leurs filiales ne constitue qu'une goutte d'eau dans la nébuleuse des pratiques financières occultes. Il en est de même en ce qui concerne la liste des paradis fiscaux qui reste un gadget puisque celle qui existe depuis 2010 s’est réduite au fil du temps comme peau de chagrin. En quoi, malgré les déclarations d’intention, la nouvelle liste serait différente de la précédente ?
Séduisant sur le papier, ce combat ne saurait, en tout état de cause, être tributaire des contingences européennes. C'est pourquoi, vouloir imposer, « avec d'autres pays en Europe », un échange automatique d'informations en matière bancaire, est au mieux un voeu pieux, au pire une dérobade. La mise en place d’un « FATCA européen », du nom de la loi américaine qui impose aux banques étrangères de transmettre au fisc américain (IRS) les informations sur les comptes détenus par des contribuables américains, nécessite en effet l'unanimité des pays de l'Union européenne, la fiscalité étant - encore mais pour combien de temps ? - un objet de souveraineté nationale. Il faut donc un accord à 27, sinon rien. Ce qui rend très improbable l’issue de la bataille (ainsi, le Luxembourg, sous la pression des Etats-Unis, a d'ores et déjà annoncé qu'il n'assouplira son secret bancaire qu'à partir du 1er janvier 2015 mais pas avant). Alors que la France pourrait adopter une loi similaire sans attendre...

La réponse du chef de l’Etat n’est donc ni adaptée, ni à la hauteur des enjeux. Devant l’urgence, il tente de reprendre la main mais il ne dispose d’aucune carte dans son jeu, les ayant déjà abattu ou confié à d’autres.

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Ajout du 16 Avril 2013 :

La réflexion gaulliste du jour :

Voilà, c’est donc fait, les ministres ont dévoilé hier la consistance de leur patrimoine.

Huit ministres sont millionnaires. On est bien avancé maintenant.

Cette opération de communication apporte quoi de plus aux Français, si ce n’est assouvir leur instinct de curiosité et alimenter les fantasmes les plus divers ? établir un classement des ministres selon leur fortune (déclarée) n’est pas un gage d’honnêteté et ne répond pas à la question de savoir si la vie politique enrichit ceux qui exercent une fonction ministérielle.

Il n’est pas interdit d’être fortuné et de gauche, tout comme l’on peut très bien être de droite tout en étant pauvre. Ces stéréotypes sont grotesques. Mais ils sont finalement très révélateurs du rapport malsain qu'entretiennent nos compatriotes avec l'argent.

Ce qui importe, c’est l’utilisation de l’argent public par nos élus. Cela est l’affaire de tous et devrait nous intéresser davantage.

René Dosière, élu de l'Aisne, en a fait son principal cheval de bataille. Mais qui l’écoute depuis 10 ans ? personne, pas même sa famille politique puisqu’il a été lâché par le PS et privé d’investiture, ce qui ne l’a pas empêché de retrouver son siège de député en juin 2012… il n'est jamais bon d'avoir raison trop tôt, les gaullistes en savent quelque chose.

_________________
Christophe CHASTANET
Secrétaire général d'Initiative Gaulliste et de l'Union du Peuple Français
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http://monsite.wanadoo.fr/initiative.gaulliste
 
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