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 Lettres ouvertes aux "fidèles" (?) du Général

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Sébastien
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Nombre de messages : 662
Localisation : Lorraine
Date d'inscription : 12/12/2006

MessageSujet: Lettres ouvertes aux "fidèles" (?) du Général   Mer 4 Avr 2007 - 17:59

Cher Monsieur Druon,

C'est avec consternation qu'on vous a vu dernièrement vouloir décerner un brevet de gaullisme à Nicolas Sarkozy.

Vous semblez donc considérer comme des notres une personne qui veut nier le choix que le peuple français a fait le 29 mai 2005. Une personne qui compte en effet faire voter par le parlement un traité européen qui ferait de la France une simple région de l'Europe soumise aux décisions d'étrangers qui régleraient alors le sort de notre pays et de son peuple.

Vous croyez gaulliste une personne qui veut transformer la Vème république en prenant pour modèle les institutions américaines qui verraient donc le président de la République responsable devant le parlement, mais surtout plus maître des domaines réservés comme la diplomatie et la défense ?

Pour vous un gaulliste voudrait t-il voir l'OTAN renforcé, la loi sur la laîcité modifiée, la discrimination positive instaurée afin de renforcer le communautarisme ? Un gaulliste pourrait-il faire allégeance devant le président des Etats-Unis et critiquer le choix d'indépendance envers les USA fait par son pays ?

Soit, vous avez été un grand résistant et un admirateur de de Gaulle mais, avez vous été proche collaborateur ou ministre du président de Gaulle pour vous permettre de donner un morceau de la sainte croix ?
Non, vous avez bien été ministre mais de Monsieur Pompidou un pur produit de la droite conservatrice, comme vous d'ailleurs, ce qui est bien différent de de Gaulle, ce grand catholique social.

Monsieur Druon, vous avez toujours défendu ce bipartisme qui rétablit le régime des partis que le général combattait.
Et au vu de vos propos tenus lors de la réunion à Bordeaux de Nicolas Sarkozy, vous exécrez les pauvres.

Vous vous trompez Monsieur Druon, le gaullisme n'a jamais été contre les pauvres et la classe ouvrière, bien au contraire !
N'est ce pas de Gaulle qui a créé la sécurité sociale ? Instauré les allocations familiales ? Les comités d'entreprises ? Et surtout fondé les allocations chômages que touchent ces personnes que vous avez osé qualifier de "Parasites" ? Le général lui les appelait "les braves gens" voila toute la différence !

Non Monsieur Druon nous n'avons décidemment pas la même vision du gaullisme, la votre est beaucoup plus tournée vers ce qu'on avait baptisé "le néo-gaullisme" cette vulgaire dérive droitière du gaullisme, qui au final et à l'image de votre champion pour la présidentielle n'a même plus rien de gaulliste du tout !

Monsieur Druon, au vu de tout cela nous ne pouvons que constater que vous n'êtes vraiment pas en phase avec la société d'aujourd'hui.
Si à votre époque une personne sans travail l'était par volonté, il n'en est plus rien de nos jours. Que feriez vous à la place de ces personnes de 50 ans qui se voient au chomage suite à la délocalisation de leur entreprise et qui voient les portes se fermer sur eux du à leur âge considéré comme un handicap ? Que feriez vous à la place de ces jeunes qui, à peine sortis de leurs études, ne trouvent pas d'emploi car sans expérience aux yeux des employeurs ? La France serait donc composée de plus de 5 millions de "parasites" à vos yeux ?

Non Monsieur Druon avant de vouloir donner des leçons mettez vous vraiment en phase avec la société d'aujourd'hui et avant de vouloir distribuer des diplômes de gaullisme, vous devriez faire l'inventaire de la base d'action politique et sociale du général qui est en totale opposition avec la vision politique défendue par Nicolas Sarkozy !

-----------------------

Ajout du 13 Avril 2007 :

Voila maintenant que Jean-Marcel Jeanneney, ancien ministre du général, s'y colle en affirmant retrouver en Royal les valeurs du général de Gaulle.

Je répondrai donc à Monsieur Jeanneney comme je l'ai fait à Maurice Druon.

Cher Monsieur Jeanneney, vous interprétez le gaullisme à votre guise et pourtant nous savons combien votre vision est loin de celle du général, notamment sur la question européenne. Vous avez toujours été un fervent européïste ce qui n'était pas le cas du général. Il ne suffit pas d'avoir été son ministre pour prétendre être gaulliste et parler en son nom, Giscard D'Estaing, Edgar Faure, antoine Pinay, etc... ont été également ministre du général, ils n'étaient pas gaullistes de convictions pour autant.

Enfin je ne remet pas en doute la fidélité de Mr Jeanneney à la personnalité du général mais sa réaction semble en fait plus du domaine familial qu'idéologique, son fils, socialiste de son état, était ministre de Mitterrand.

Enfin une énorme erreur dans la présentation, il n'y a pas que 2 anciens ministres de général en vie : Jean Foyer, Roland Nungesser, Yves Guéna, Philippe Dechartre, Christian de la Malène, Jean Charbonnel, André Bord, Yvon Bourges, Jacques Chirac, André Bettencourt, Jean Chamant, Albin Chalandon, François-Xavier Ortoli, Pierre Sudreau, Charles de Chambrun, Edgard Pisani, Robert Galley, Michel Inchauspé, Jacques Trorial, Valérie Giscard D'Estaing.... Ont tous été ministre sous la présidence du général de Gaulle et sont toujours en vie (notez bien que je parle de ministre du général et non de ministre gaulliste du général).




Citation :
Ségolène et de Gaulle

NOUVELOBS.COM | 12.04.2007 | 09:53


Le général de Gaulle – c’est une première dans l’histoire de l’élection présidentielle depuis 1958 – aura été totalement absent de la campagne en cours. C’est pourquoi je crois utile et même nécessaire, le temps et l’espace d’une chronique, de m’effacer au profit de la "Lettre ouverte à Ségolène Royal" que nous a adressée Jean-Marcel Jeanneney, le dernier ministre survivant, avec Pierre Messmer, du général de Gaulle.



"MADAME, je ne vous ai entendue et vue qu’à la télévision. Mais vos propos, votre manière d’être, ont fait que, depuis plusieurs mois déjà, j’étais enclin à voter pour vous le 22 avril. Ayant lu attentivement votre livre, "Maintenant", je ne doute plus de le faire.

Je suis un très vieux monsieur. Ministre du Général de Gaulle à trois reprises, je fus un des rares qui eurent l’honneur d’être reçu par lui à Colombey, après qu’il eut, en parfait démocrate, démissionné de la présidence de la République parce que désavoué lors du référendum qu’il avait décidé.

Je suis fidèle à sa mémoire. La France, au cours de sa longue histoire, n’a guère eu de chef d’Etat de cette envergure, parfaitement indépendant de toutes les puissances financières et de tous les dogmes politiques, ne se laissant intimider par quiconque, discernant ce qu’allait être l’évolution du monde et percevant ce qu’étaient les intérêts à long terme de son pays. Mais je n’ai jamais cru à la possibilité d’un gaullisme sans de Gaulle et je me suis vite désolidarisé de ses prétendus héritiers.

Cela dit – et sans vouloir vous écraser sous une telle référence en vous assimilant à cette très haute figure – j’ai le goût de vous dire que je constate d’assez nombreuses analogies entre ses idées et les vôtres, telles qu’elles apparaissent au long de vos trois centaines de pages. D’abord le volontarisme politique, puis l’attachement à la nation, à son passé et à son avenir, comme fondement nécessaire aux solidarités entre les individus vivant sur son sol ; la prise en compte des aspirations populaires mais sans soumission systématique à l’opinion ; l’idée, que de Gaulle énonça dès mars 1968 dans un discours à Lyon, que les activités régionales sont les ressorts de la puissance économique de demain ; encore, le fait que la France, dans un mode menaçant, ne doit pas renoncer à une puissance militaire forte.

Entre vous et lui, il est encore un trait commun : quand on lui exposait un problème de façon abstraite, il vous interrompait : "Alors ! Pratiquement, que proposez-vous ?" Or toujours vous proposez ou esquissez une solution concrète.

J’ajoute que vous rejoignez le général de Gaulle sur trois points, de grande importance. Le premier est la sobriété que vous voulez dans le comportement quotidien de la présidence de la République et du gouvernement. Le deuxième est le recours à l’article 11 de la Constitution, que vous devrez inévitablement utiliser pour modifier celle-ci, en particulier concernant le Sénat. Le troisième est que, comme lui, vous vous appuyez sur un parti, ce qui est indispensable, mais que, comme lui, vous êtes d’un tempérament assez fort pour pouvoir, quand besoin est, vous en affranchir.

Madame la candidate, je vous souhaite de tout cœur bonne chance et vous assure de la grande considération que j’ai pour votre culture gouvernementale, pour votre intelligence, votre sensibilité et votre caractère."



Coïncidence. Au moment où Jean-Marcel Jeanneney nous adressait cette lettre, dont il n’est pas nécessaire de souligner l’importance et l’originalité, Jean-Noël Jeanneney, son fils, quittait la présidence de la Bibliothèque Nationale de France. "Atteint par la limite d’âge", comme on dit. Mais derrière ce crétinisme administratif, il y a le sectarisme partisan : avant de quitter le pouvoir, Jacques Chirac sature la haute administration de ses créatures, dont évidemment l’ancien ministre de François Mitterrand n’était pas. Jean-Noël Jeanneney aurait très bien pu bénéficier des dispositions qui ont permis aux présidents de l’Opéra de Paris ou du Musée Guimet d’achever leur mandat au-delà de cette limite... Ségolène Royal a promis de mettre fin à ces mœurs claniques. En attendant, saluons celui qui est devenu en cinq années seulement un grand président de la BNF. Il lui a redonné la sérénité, l’initiative, la fierté de sa mission. Grâce à lui, la BNF a quitté la rubrique des faits divers et des conflits sociaux pour celle de la recherche et de la culture. Un grand serviteur de l’Etat ! J.J.


(le jeudi 12 avril 2007)

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"Le patriotisme, c'est aimer son pays. Le nationalisme, c'est détester celui des autres" : Charles de Gaulle

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ombre

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Date d'inscription : 05/03/2007

MessageSujet: Madame Royal et ses deux missions   Sam 14 Avr 2007 - 21:30

Madame Royal a dû s'occuper de ses cinq enfants, ce qui est déjà une grande mission et rattraper en six mois le travail de préparation que d'autres ont fait en dix.

Je ne sais pas si ce que dit cet ancien ministre du général est vrai mais je pense que ce n'est pas complètement faux mais nous ne saurons la vérité que si Ségolène mène le bateau.

Il est vrai qu'elle a des difficultés à contenir ses émotions et aussi, j'en suis certain, son mauvais caractère mais la fonction présidentielle demande du caractère.

*** Modéré - Inutile ***
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